Cette mission Islam et action sociale que vous conduisez sinscrit-elle dans la lignée de la réflexion portée par les conclusions de votre livre « Lislam des banlieues : les prédicateurs musulmans, nouveaux travailleurs sociaux ? » ?
Le travail denquête qui a donné lieu à mon premier livre Lislam des banlieues a été déclenché par la mort du jeune Ryad de Lille-sud, abattu de dos par un policier alors quil fêtait son embauche en emploi-jeune. Sans revenir sur les circonstances de sa mort, le débat qui sest alors déroulé est lourd de symboles : dun côté, le consulat algérien voulait enterrer Ryad en Algérie le considérant comme Algérien, de lautre la mairie de Lille proposait une cérémonie laïque aux pompes funèbres, le considérant comme Français, et enfin les copains de Ryad soffusquaient : « Mais Ryad est Français musulman ! Il doit être enterré dans le carré musulman du cimetière de Lille-sud par limam de notre mosquée de quartier ! » Cétait une caricature de la notion dintégration à la française. Soit Ryad restait musulman et repartait chez ses parents, soit on lui laissait une place ici, mais sans son islam !
Suite à la mort de ce jeune garçon, les émeutes ont commencé. Jai alors été stupéfaite de constater que, dans cette affaire, le seul interlocuteur auprès des jeunes était limam de la mosquée. Je suis donc allée voir ce quil leur racontait. Javais des idées préconçues : je suis tombée des nues ! Cet homme mettait en avant les valeurs communes entre lIslam et lOccident. Il montrait aux jeunes quils étaient ici chez eux. Quils pouvaient être complètement français, en sinscrivant dans lHistoire, sans renier leur mémoire et en assumant leur appartenance religieuse. Quil ny avait pas deux mondes, mais un seul. Quon pouvait être français et musulman sans renier lun pour accéder à lautre. De là, jai entrepris un travail de remise en question et me suis, notamment, interrogée sur les parcours des jeunes lorsquils intégraient des associations musulmanes, sur les discours des prédicateurs, et les modèles quils proposaient.
Suite à cette recherche, « Lislam des banlieues » met en valeur le fait que les prédicateurs musulmans ayant le plus de succès auprès des jeunes sont ceux qui promulguent les valeurs communes entre lIslam et lOccident. Par ailleurs, cet ouvrage veut attirer lattention des institutions sur linteraction qui existe entre leur position et les réactions quelle provoque chez les jeunes. Ces jeunes, révoltés par le fait quils ne se sentent pas reconnus, peuvent ensuite devenir des cibles potentielles pour des sectes qui se disent musulmanes. Ce qui renforce la fermeture des institutions, et le cercle continue
Dès sa sortie, jai réfléchi aux conclusions du livre, avec lidée de les prolonger dans un travail de terrain.
Quelles ont été les réactions des institutions ?
La position de ladministration centrale de la PJJ a été de dire : « Le problème que vous évoquez est réel. Voyons ce que nous pouvons faire. Allons-y ». Jai intégré le département « Recherches-Etudes-Développement » du CNFE (Centre national de formation et détudes) de la PJJ qui se situe à Vaucresson, et qui a immédiatement pris en compte ce nouvel axe de travail. Le FASILD sest porté partenaire. Si le débat a longtemps été étouffé, sous prétexte dinterprétations restrictives et orientées du concept de laïcité, les gens sur le terrain et ceux qui en ont quelques retours se rendent bien compte, eux, que le phénomène religieux croise souvent laction sociale, et quil va bien falloir accepter de travailler cette question. La mission « Islam et action sociale » consiste à sortir dune vision que je qualifierais de bipolaire avec la représentation, dun côté, de lOccident lié à la laïcité, la modernité, le progrès et, de lautre côté, tout ce qui a une relation avec le monde musulman et lislam, lié à larchaïsme ! Les travailleurs sociaux doivent eux aussi acquérir les compétences pour identifier et renforcer les valeurs communes entre lIslam et lOccident, et cesser de voir lappartenance musulmane comme étrangère et/ou dangereuse. La suspicion permanente dintégrisme ou même darchaïsme à légard des jeunes se revendiquant musulmans peut avoir des conséquences dramatiques. Pour beaucoup dentre eux, la visibilité de lappartenance musulmane correspond à une intégration complète au sens de : « Nous sommes chez nous et nous nous organisons pour pratiquer notre religion au grand jour, pas comme nos parents qui ont dû se cacher car ils pensaient être de passage ». On risque de faire passer les jeunes du stade de « délinquant présumé » à celui « dintégriste présumé ». Le danger de ce type dassignation est que le jeune intègre le stigmate, intériorise cette référence négative : soit il est un bon Français qui ne montre rien de son appartenance musulmane, soit il est un musulman et de ce fait devient intégriste. Il peut alors intérioriser cette seule façon de mettre en jeu cette appartenance. Nous avons affaire à des jeunes qui, du fait quils sont complètement intégrés, veulent redéfinir leur identité à partir de plusieurs références, de toutes leurs références, et refusent dêtre définis par une seule dentre elles. Il y a une compétence à acquérir sur cette dimension musulmane qui nest pas directement issue de notre civilisation, mais qui devient partie intégrante de la société française. En même temps, ce travail est aussi une prévention réelle de lintégrisme, le vrai : celui qui enferme le jeune dans une façon de penser. Cest une bataille contre tous ceux, musulmans ou non-musulmans, qui refusent de promouvoir les valeurs communes.
En quoi les travailleurs sociaux sont-ils, dans leur fonction, concernés par ce thème ?
Il y a dans cette mission un gros travail de représentation des uns et des autres, avec le but de mettre en avant ces valeurs communes pour faire cesser lethnicisation du travail social. Les travailleurs sociaux sont dans une dualité. Leur réflexion tend à penser que, par respect des spécificités de lautre, on ne doit pas appliquer la loi de la même façon. Particulièrement en matière de droit des femmes ! Par exemple dans le cas des mariages forcés, voire de lexcision. On surestime laspect islamo-culturel par rapport à ce qui relève du dysfonctionnement. Ce qui motive lintervention dun travailleur social, cest la perspective de changement. Sil arrive dans une famille en imaginant quelle est très éloignée de lui, il va se demander, par respect, jusquoù il peut aller sans être dominant ou colonisateur. Les éducateurs sont souvent des gens engagés dans les droits de lhomme : ces comportements peuvent partir dun sentiment honorable. Au final, soit ils interviennent un peu moins, soit ils proposent au jeune un choix entre, dun côté, ses droits (ceux-ci appartiendraient à la culture française) et, dun autre côté, la soumission à des injustices (conséquences de la fidélité à la religion). On est reparti dans cette représentation du monde. À savoir : « Si tu choisis la France, tu dois renier ta religion À ce moment-là, tu auras accès à tes droits ». Voilà qui peut pousser des jeunes à maltraiter leur famille, pour ne pas renier ce qui constitue une part importante de leur identité ! Et lorsquils font le choix inverse, celui de la trahison de la famille (non profondément voulue, une rupture est ressentie), on sait à quelles souffrances ça les conduit. On connaît le nombre de prostituées maghrébines ! Dans cette mission, il sagit très clairement dexpliquer que lexcision nest pas musulmane, que le mariage forcé nest pas musulman, de faire la différence entre les traditions et les religions, de dire que certains dysfonctionnements familiaux posent des problèmes universels, que rien ne peut servir de prétexte à maltraiter une fille. Donc quil faut appliquer la loi. Cette loi nest pas en soi supérieure parce quelle est française, mais parce quelle est la déclinaison française dune philosophie commune à plusieurs cultures, dont lislam, dont les droits de lhomme.
En France, la relation au concept de laïcité est riche mais aussi complexe. Comment expliquez-vous à ceux qui doutent encore le bien-fondé de votre démarche ?
Le travail sur la référence musulmane peut intervenir à trois niveaux. Le premier en est la mission de prévention, de protection des jeunes face aux mouvements radicaux. Ces mouvements radicaux ne sont pas tous dangereux pour la société. Tout en nétant pas politisés, certains enferment les jeunes dans des dogmes qui contribuent à creuser le fossé entre lOccident et lIslam. Le deuxième est la protection contre les discriminations. Le troisième niveau concerne notre mission de réinsertion. Un grand nombre de jeunes ont pris conscience que chacun des protagonistes, parents et institutions, a une représentation arrêtée sur lautre. Ces jeunes font alliance à tour de rôle avec le système de représentation de lun et de lautre. Ils disent que leur éducateur est raciste à leur père, et que leur père est violent à leur éduc
Nous commençons notre travail dans trois zones stratégiques : Rhône-Alpes, Ile-de-France, Lille. Les groupes de travail « Islam et action sociale » réunissent localement une trentaine de personnes actives sur le terrain : des travailleurs sociaux qui soccupent des jeunes les plus en difficulté, des associations laïques (ou dont on a oublié la référence religieuse) et des associations dont on noublie pas cette référence : les associations musulmanes. Le gros problème entre les institutions et certaines associations musulmanes est celui du double discours. Des mouvements sont suspectés de tenir un certain discours, notamment pour obtenir des financements, et, sur le terrain, de faire tout le contraire. Ce problème est réel, il existe. Mais devant le manque doutils pour analyser la situation et devant un phénomène de suspicion généralisée, on en vient à renier en vrac tout le travail accompli par ces associations, à quelques exceptions près. De fait, dans beaucoup dendroits, il ny a plus aucun dialogue entre les associations musulmanes et les institutions. Cette mission met les gens autour dune table. Pendant une année, ils déclinent ensemble un certain nombre de valeurs communes. Chacun devra se positionner sur les principes et simpliquer à un niveau pratique
Ceux qui tiennent un double discours seront amenés à se retirer du processus. Sils disent en réunion : « Ce nest pas musulman denfermer sa fille dans la cave parce quelle veut faire bac + 3 », sans assumer cette position face aux familles impliquées, nous constaterons le double discours. À partir dune réalité et non sur des suspicions
Lorsque nous aurons travaillé sur ces valeurs communes, nous les déclinerons dans un guide qui sera distribué gratuitement aux travailleurs sociaux ou aux intervenants qui nauront pas participé à son élaboration. Le but final est que ce groupe dexperts pluriel soit un organe consultatif pour tous les acteurs qui se posent une question sur lislam et laction sociale : enseignants, éducateurs, juges
Mon souhait est de voir cet organe de consultation acquérir une telle compétence quil en devienne incontournable.
« La création de la mission Islam et action sociale est le fruit dune réflexion institutionnelle, et dune rencontre avec Dounia Bouzar. La référence à lislam est un débat que le FASILD a longtemps contourné voire ignoré, parce que cest un sujet politiquement sensible, et parce quune conception assez largement répandue de lÉtat laïc considérait que lon navait pas à se préoccuper de religion. Cette position subsiste dailleurs dans une partie de notre établissement et dans dautres ministères. La rupture par rapport à cette tradition remonte à environ un an et demi, sous linitiative dOlivier Rousselle, notre directeur. Lidée est que le droit à une identité culturelle intégrant les références religieuses existe et que lon ne peut plus contourner cet aspect. Un travail sur la construction identitaire des jeunes sest réellement développé. À savoir sur leurs difficultés à prendre des points dappui : ceci nest pas le propre des jeunes issus de limmigration mais cest un sentiment encore plus sensible chez eux. Les difficultés de transmission des références parentales, le constat de leur dévalorisation, nous ont conduits à aller plus loin, en prenant en compte la référence à lislam. Nous avons engagé un séminaire de réflexion interne associant des représentants des directions nationales et régionales du FASILD, des chercheurs, des représentants dinstitutions. Notre but était dacquérir des connaissances et des compétences et daborder ces questions complexes à partir dune approche pluridisciplinaire, en sefforçant de considérer la religion comme fait social, et non comme dogme.
De plus, notre mission de lutte contre les discriminations doit prendre en compte limage négative de lislam et ses multiples conséquences : les assimilations entre musulman, islamiste, intégriste, voire terroriste
Quels sont les effets dune telle représentation dans la construction identitaire des jeunes ? Comment prévenir ces images négatives et sensibiliser les professionnels des médias ? Voilà nos questions. Par ailleurs, nos chargés de mission sont confrontés à des problèmes très concrets qui croisent également nos missions de lutte contre les discriminations : celui des carrés musulmans, et celui, très central, des lieux de culte où il ny a pas égalité de droits avec les autres religions.
Nous ne voulons pas non plus fonctionner dans langélisme : la problématique réelle, fondée, des mouvements intégristes, même sils ne constituent quune infime minorité, est aussi traitée au cours du travail.
Il nous est apparu que nous avions besoin doutils pédagogiques et de formation des acteurs. Cest lune des perspectives de travail que nous mettons en place avec Dounia Bouzar. Nous avons besoin de livres à lattention des jeunes, de lordre de ses derniers ouvrages ; « À la fois française et musulmane » [1] et « Être musulman aujourdhui » [2].
Les groupes de travail « Islam et action sociale » sont une mise en pratique, à caractère expérimental, de ces réflexions. Le but est de construire ensemble un lieu-ressource qui permette de mieux comprendre des situations de tensions, dincompréhensions, de malentendus.
La mise en place de ces groupes ne va pas de soi. Elle nécessite parfois un travail dapproche pour rassurer sur la nature de la démarche. Les acteurs institutionnels ne sont, eux-mêmes, pas dépourvus dun certain nombre de représentations, parfois schématiques ou réductrices. Le risque ressenti est de faire participer au processus un certain nombre dassociations qui ne seraient pas en accord avec nos valeurs républicaines. Lautre risque que sous-tendent ces réserves est de lever le voile sur quelque chose de compliqué qui, jusque-là, ne demandait pas à vivre. Au FASILD y compris, les résistances sexpriment. Il y a eu débat, notamment au sein du séminaire interne conduit pendant six mois, dont il est prévu une publication afin de prolonger la réflexion dans les commissions régionales. Il reste du travail pour que puisse seffectuer une large appropriation institutionnelle de cette orientation. Je crois beaucoup à une évolution liée au dialogue. Si nous ne prenons pas en compte un certain nombre dinterlocuteurs dans les quartiers, du fait de leur appartenance musulmane, nous risquons de favoriser une rupture avec les principes républicains. Il ne faut donc pas diaboliser lensemble de ces mouvements. Il est important que des jeunes puissent voir leurs appartenances multiples reconnues, sans que lune dentre elles ne les marginalise. À un moment dinstabilité, dincertitude, pour un jeune, le regard de lautre compte. Si ce regard est dévalorisant et négatif, il enferme le jeune et peut aller jusquà le couper de la République. »
[1] « A la fois française et musulmane », éditions De La Martinière Jeunesse.
[2] « Être musulman aujourdhui », éditions De la Martinière.
« Je ne connaissais pas Dounia Bouzar jusquà la sortie de son livre. La directrice de la PJJ y a vu un grand intérêt et, demblée, a souhaité que notre équipe se saisisse de cette réflexion, nous alertant sur nombre de questions insuffisamment intégrées jusque-là. Non pas ignorées : depuis les internats jusquau temps de la pratique en milieu ouvert, nous avons eu à prendre en compte tout ce qui contribuait à la construction du jeune : des influences parentales, sociales, culturelles, et aussi cultuelles comme éléments complémentaires. Nous avons aussi assisté, comme dautres acteurs sociaux, à un retour du religieux qui ne touche dailleurs pas seulement les musulmans. Mais ne nous voilons pas la face : un grand nombre de jeunes qui relèvent aujourdhui de linstitution judiciaire sont dorigine maghrébine. Cest le cas en milieu pénitentiaire, cest le cas aussi dans les structures chapeautées par la PJJ, et notamment dans celles chargées de la délinquance. Même si lon nopère pas forcément une distinction entre « délinquant » et « enfance en danger », tant lon sait que ces deux casquettes peuvent être sur une même tête, voire simultanément. Pour ces raisons, nous avons regardé attentivement le travail de Dounia Bouzar, son positionnement professionnel et un certain nombre de propositions quelle a pu porter à la PJJ. Ainsi est venue lidée de mener une réflexion au niveau national, mais aussi décentralisée dans des bassins de population où nos services sont fortement implantés. Nous sommes tout à fait sensibles à la question des discriminations et prêts à y travailler plus encore. Le plus préoccupant, à mon sens, reste les processus dethnicisation, dans lexécution des décisions judiciaires comme dans un certain nombre de pratiques éducatives. La diversité des personnes concernées, tant du côté des professionnels que des jeunes, nous oblige à veiller à ce que la laïcité soit parfaitement respectée sans quelle nempêche un engagement religieux, dès quil ne compromet pas les règles de vie commune. Ce sont des questions compliquées qui ne tombent pas sous le sens ; si on ne travaille pas là-dessus, on risque de laisser passer des choses ! Sur ces processus dethnicisation, risquant à induire un traitement différencié des personnes, nous avons organisé un stage inter-écoles du service public (formant les commissaires de police, les magistrats, les inspecteurs de laide sociale, les inspecteurs du travail
). Nous avons constaté, en suivant les discussions, du bien-fondé de notre démarche, de son urgence, par exemple en milieu hospitalier.
Par ailleurs, les autorités ont plusieurs niveaux de préoccupations quant à la protection des jeunes contre le radicalisme. Dabord une meilleure connaissance de cette religion, de ses différents courants, pour ne pas tomber dans lamalgame. Nous avons besoin dune mise à niveau ; cest ce quengage le FASILD à travers son séminaire. Nous pouvons espérer que, non déconnectée de ces préoccupations, laction éducative puisse faire contrepoids au discours des prédicateurs les plus radicaux ou les plus enfermant. Un certain nombre de jeunes dépendants de nos services pourraient céder à ces discours. Les mouvements radicaux et les éducateurs de la PJJ ont en commun un certain nombre de publics : des jeunes en difficulté, inscrits dans des parcours délinquants répétitifs, en rupture familiale, en situation de fragilité psychologique. Dautres qui ne sont pas encore dans ces parcours-là, mais pourraient y entrer. Nous nous adressons à des adolescents : des êtres non encore installés dans leur devenir. Quelques mouvements peuvent représenter un danger potentiel, il nous faut les identifier, sans être dans la suspicion généralisée. Le plus important est de ne pas nier lengagement religieux quand il existe, de le comprendre comme un facteur constitutif de la personnalité du jeune qui est en face de nous. Le travail de Dounia Bouzar est un point dappui pour lintégration.
Lintérêt des professionnels de proximité est manifeste. Cest un travail dune grande originalité. Il nest pas si courant quune institution comme le ministère de la Justice se penche sur des questions qui ont attrait à lappartenance religieuse
Sur la hiérarchie, en revanche, un certain nombre de résistances se sont manifestées. Elles sont le reflet dune grande sensibilité sur la question des cultes, qui relève du ministère de lIntérieur. Localement, les préfectures sont sensibles au sujet, elles demandent des explications. Cest ce que nous nous sommes efforcés de faire avec la direction du FASILD. Ces préoccupations légitimes doivent être éclairées du bien-fondé de la démarche. Je crois que le peu de temps écoulé entre la sortie du livre « Lislam des banlieues » et la concrétisation du projet qui en découle montre bien notre volonté de ne pas laisser cette question dans lombre. »
Propos recueillis par Marc Cheb Sun
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