Gare de Lyon, 17 octobre 2002, 8 heures du mat. Le TGV pour Marseille est archibourré déducateurs. Ça discute des réalités de terrain, des assises de la prévention spécialisée, mais aussi du dernier disque de Bashung. La moyenne dâge est plutôt élevée : nombre de directeurs, de chefs de service et de travailleurs sociaux se sont déplacés à linvitation du Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée (CNLAPS) [1]. Le thème : « Auprès des jeunes dans la rue, un engagement éducatif pour demain ». Lobjectif ? Ladoption dune convention nationale pour les dix années à venir.
Marseille, début daprès-midi. Présentation des enjeux. Avec un représentant de lassociation des départements de France (ADF) [2], les présidents du CNLAPS et du conseil général des Bouches-du-Rhône se félicitent que le politique et lassociatif se regroupent et proposent un référentiel. Établi par lADF, un cadre de référence départemental sur la prévention spécialisée, distribué à chaque congressiste, établit que celle-ci « contribue à la paix sociale, à la lutte contre la violence, lexclusion, la marginalisation, la délinquance, et la montée du sentiment dinsécurité ». Mais quelques inquiétudes émergent demblée : « Les politiques auront-ils les mêmes moyens après la décentralisation ? », interroge Christian Guillaumey, président du CNLAPS [lire interview]. « La prévention spécialisée ne doit pas être le parent pauvre de la région et le conseil général donnera lensemble des moyens aux associations pour quelles puissent faire leur métier sur le terrain », promet Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Il nen reste pas moins que son vice-président, René Olmetta, délégué à la prévention spécialisée, ne cache pas son inquiétude au vu des nouvelles politiques : « Les conseils généraux feront leur boulot dans le domaine de la prévention, mais il ne faudrait pas que les mesures gouvernementales affaiblissent le pouvoir des autres partenaires : léducation nationale, les caisses dallocations familiales (CAF) et la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) »
Le cadre politique est posé.
Depuis presque deux ans, à partir de journées régionales, le CNLAPS a engagé un travail collectif sur les modes dintervention, les finalités et les principes de la prévention spécialisée. Il en ressort un document intitulé Pour une convention nationale de la prévention spécialisée : les valeurs de la PS y sont analysées, mais le texte évoque également la professionnalité des salariés : référentiel, évaluation, utilisation de la validation des acquis par lexpérience (VAE)
Le métier déducateur et les diplômes de niveau III pourraient, préconise encore lécrit, être revalorisés par une équivalence à bac + 3, de même que les salaires
Sous limmense dôme de la cité phocéenne, par petits groupes, les professionnels affluent. À lintérieur, sur une large tribune, des panels dune dizaine, voire dune douzaine de personnes se succéderont sur des sujets divers, animés par Bernard Loche, ex-présentateur de Saga cités, émission de France 3 emblématique parce que récemment sacrifiée sur lautel de laudimat.
« La presse se manifeste et la prévention spécialisée est enfin désignée positivement, même si cest dans le cadre dinterrogations sur la sécurité ou la prévention de la délinquance », sétait réjoui le n° 8 de la lettre préparatoire du 17 mai 2002, Assises 2002 infos. En effet, Le Monde daté du 22 mai 2002 suivant accordait au sujet une pleine page, sous le titre Les acteurs de la prévention démunis face au débat sur la violence ; localement, la presse a bien sûr couvert lévénement : le travail de ces « travailleurs de lombre » est qualifié de « pas évident, mais jamais impossible » dans Marseille plus, quotidien gratuit
Et les éducs de prévse voient qualifiés de « militants de lespoir » dans le magazine Accents, organe du conseil général, il est vrai fortement partie prenante dans lorganisation de lévénement avec la puissante association départementale pour le développement des actions de prévention (ADDAP 13) [3]
Comment définir, en 2002, laction de léducateur de rue ? « La relation éducative est engagée dans cette dynamique de « reliance » pour permettre à chacun de cheminer dans sa situation tout en étant mieux considéré par les structures sociales et institutionnelles », avait généreusement défini Christian Guillaumey en ouverture des assises. Mais quen est-il actuellement ? La validation des acquis professionnels (VAP), le changement du quart des effectifs de la branche professionnelle dans les dix ans à venir et lémergence de lidée de référentiel posent de manière aiguë la question du professionnalisme et celle de la formation. En outre, depuis la dernière agora de 1992, les publics en difficulté se sont diversifiés jeunes en errance, mineurs étrangers isolés
, la mobilité sociale sest réduite et les appartenances de classe se sont renforcées. Nous sommes dans un contexte où les valeurs dites républicaines manquent de transparence, quand elles ne sont pas carrément bafouées. Linvalidation politique du « monde populaire », selon lexpression du sociologue bordelais Didier Lapeyronnie, est permanente. Les zones dites sensibles ou difficiles sont, de fait, des zones de paupérisation. Pourtant, depuis quelques mois et probablement de plus en plus dans les temps à venir, les équipes de prévention sont sollicitées pour participer à lélaboration des contrats locaux de sécurité (CLS), dans lesquels il leur est dailleurs parfois demandé davoir une lecture plus « souple » du principe de lanonymat ! Alors, pour ceux qui considèrent que diabolisation de la jeunesse et criminalisation de la pauvreté sont mamelles de la politique actuelle, la dimension militante de ce métier semble plus indispensable que jamais. De même, limportance des notions de communauté éducative et daction collective naura de cesse dêtre surlignée.
Par ailleurs, la reconnaissance des ressources des jeunes doit, sans trêve, compenser limage dévalorisée quont ceux-ci deux-mêmes, et celle qui leur est renvoyée. Le psychanalyste Pierre Kammerer invite à « prendre en compte la souffrance de lautre enfant, parent
, le trouble de limage quil a de lui-même qui le pousse vers la dépression ou des comportements de lutte contre la dépression » : la propre histoire de ces personnes en souffrance les a souvent dévalorisées, et la société les escamote, les abandonne ou les infantilise. Celles-ci ont alors un sentiment dinutilité sociale : léconomie parallèle peut leur offrir une réponse, un support narcissique largent et des épreuves initiatiques que leur refuse la société. « Ce qui fonctionne du côté des éducateurs est le soutien au narcissisme vivifiant envers et contre tout, le seul moyen de rétablir limage de soi, qui permet de garder une pensée critique », assure-t-il.
Bref, léducateur de prévention na cessé dêtre défini comme un passeur, un professionnel engagé, un mécanicien, un acteur, un militant, mais aussi comme un guetteur des évolutions et un homme ou une femme de culture (s).
En ces temps appuyés de « parentalité », de « reparentalisation », pourquoi pas de « parentalitude » (dixit un intervenant facétieux), les missions des éducateurs de rue doivent bien évidemment intégrer laide au (x) parent (s). En outre, la rue est autant un espace dexpérimentation et de sociabilité que déconomie parallèle, prenons donc en compte les ressources quelle peut proposer : la notion de non-institutionnalisation prendra alors tout son sens. Et noublions pas, souligne un conseiller technique, Pascal Le Rest [lire sa chronique parue dans LS n° 642], que notre mission consiste à « créer du changement social »
Mais, supputera un petit papier du mur dexpression, « seuls les politiques peuvent traiter avec courage les causes de la désaffiliation
Nous sommes prêts à les aider dans leur tache
nous avons déjà anticipé depuis fort longtemps ! », ou plus loin : « les financements des associations de prévention spécialisée sont trop inégaux
il faut légiférer »
Exprimées en tribune, quelques rares expériences de terrain ont été les bienvenues, privilégiant le plus souvent une dimension collective : chantier éducatif sur un centre commercial, ou encore redynamisation dun comité de quartier
De même, deux échos européens allemand et portugais ont quelque peu élargi lhorizon. Mais quoi ? Des frémissements se font sentir dans les rangées. Et, sous forme de grief, annonciatrice de turbulences à venir, une question se faufile : pourquoi les participants récitent-ils, voire lisent-ils platement leur texte, et comment se fait-il quil ne soit jamais vraiment répondu aux questions du public
?
Certes, lors de ces deux premières journées, lengagement éducatif avait été interrogé à la tribune, de même quavait été soulignée limportance de la collaboration de la prévention spécialisée avec lécole, ou encore rappelées les valeurs qui sous-tendent le travail social. Mais les (trop) copieux panels, masculins à de rares exceptions près, à qui la parole a dailleurs été parcimonieusement consentie, ont conféré une impression de décalage entre réalités de terrain et regards de chercheurs, voire méta-analyses. Pas de mariage a minima entre les deux, cherchez lerreur. Un Dôme plein à craquer, mais un public plongé dans lobscurité : « Ceux qui sont sur scène seraient-ils la lumière de ceux qui restent dans lombre, les 2 500 autres ? », se moque un dazibao du mur dexpression. Le moins que lon puisse écrire est que la formule na pas brillé par son interactivité : le public transmet des questions écrites à une régie qui les synthétise, les trie avant de les renvoyer vers lanimateur. Aucun micro ne circule dans les travées.
Dans un contexte aussi
solennel, aussi pesant, les mécontentements se font rapidement entendre : « Cest catastrophique » soupire un participant. « Il faudrait plutôt interroger les questions plutôt que de balancer des évidences », râle un autre éducateur. Sur le mur dexpression off, dans latrium, on pourra encore lire : « La seule interactivité possible en plénière à 2 500 acteurs, cest dapplaudir ou de siffler pour affirmer ou infirmer ce qui est à débattre durant ces trois jours » ou bien « en plénière, parle-t-on de la prévention spécialisée ou
sur la prévention spécialisée ? Institutions dans la salle, éducateurs collés au mur dexpression ! ». Le « show » du comité organisateur est dénoncé de plus en plus bruyamment, de même que limpossibilité de débattre, la posture réductrice, voire « humiliante » dans laquelle sont tenus les professionnels de la base, les éducateurs lambda. Lappel à reprendre une « parole confisquée » se fait de plus en plus pressant. Un des « anciens » de la prévention, Victor Girard, rédige une question écrite sur la « violence subie » par les travailleurs sociaux dans cette privation de parole, question qui ne sera pas lue
Des tracts syndicaux circulent, rappelant eux aussi une autre réalité : lintersyndicale dEure-et-Loir évoque les récents déconventionnements à linitiative du conseil général ; la CGT distribue ses propositions « pour une véritable mission de service public en prévention spécialisée » ; celle-ci « est-elle soluble dans le libéralisme ? », interroge directement Sud Santé-Sociaux, tandis que lassociation de prévention spécialisée Nord (APSN) exprime ses appréhensions devant les orientations gouvernementales [4]. Quelques collectifs associatifs sinquiètent eux aussi de linsécurité sociale, de la criminalisation de la pauvreté et de la précarisation des associations du secteur sanitaire et social
« Zou, boulégan [Allez on se bouge] », comme on dit à Marseille. La somme des mécontentements ayant suffisamment enflé, il a bien fallu que labcès tente sa percée. Le troisième et dernier jour des assises, une bonne centaine de personnes se rassemblent sur la base commune de leur « ras-le-bol de ne pas pouvoir sexprimer ». On propose des échanges dadresses et de soutien ; les contrats locaux de sécurité (CLS) et les modalités dimplication, de même que la question de lanonymat inquiètent, semble-t-il, bon nombre déducateurs. Avec virulence, certains pessimistes comparent ces assises à des « funérailles de la prévention spécialisée ». Divers agacements se font entendre, le CNLAPS étant une des principales cibles : ne se situe-t-il pas insuffisamment en opposition contre la politique sécuritaire du gouvernement Raffarin ? A-t-il la volonté de dire non au contrôle social ? Et quelle est sa position par rapport aux déconventionnements ? Un éducateur ardennais déplore que le comité nait pas retenu les conclusions de son groupe préparatoire ; on dénonce la forte présence des services employeurs
Le groupe en colère finit par regagner lespace de la plénière et réclame un micro. Brouhaha. Les reproches fusent : « On se sent infantilisés », « il ny a pas de débat », « on vient là pour reprendre un souffle, mais je ne suis pas sûre quon ait pu le trouver »
Labsence des femmes en tribune est considérée comme « sidérante, en 2002 »
Le colloque est au final perçu par certains comme une belle « opération de comm qui rend la PS plus propre, bien gentillette »
Bref, résume quelquun, le CNLAPS peut-il représenter la prévention spécialisée sans linstrumentaliser ?
Pour pallier cette absence de parole, quelques espaces avaient tout de même heureusement ! été ouverts. Réalisés par les équipes éducatives ou les jeunes eux-mêmes, des courts-métrages ont ainsi permis dillustrer ou dintroduire agréablement les propos : celui des jeunes de lEstaque, par exemple, sur les coulisses des assises, en a fait sourire plus dun. Sur dautres pellicules, des éducateurs ont parlé de leurs valeurs, du partenariat, de la transmission ou de la complexité de leur tâche.
Dans lAtrium, un « bar des assises », le « mur dexpression off », les micros et vidéos-trottoirs, la radio associative, les stands auront été, dans ce contexte, un utile mais insuffisant contrepoint déchanges, de discussions et de présentation de projets. On a pu sy balader, rencontrer les uns et les autres, suivre la démonstration dun logiciel de suivi de public, sintéresser au travail dune association sappuyant sur la prévention routière pour linsertion de publics en difficulté ou de celui du dispositif Fais-nous rêver [5] dont lobjet est la promotion du lien social par le sport
Participer à des forums sur les éducateurs au collège ou sur la reproduction des phénomènes dinadaptation sociale, visionner des vidéos sur le sport au service de linsertion ou sur des paroles de jeunes filles [lire encadrés]. Au milieu des assises, une comédie musicale pas seulement hip hop, mise en scène par des jeunes de prévention avait remporté un vif succès : trois mille spectateurs, dont deux mille jeunes !
Alors, quelle synthèse, à lissue de ces trois jours ? Chef de service dans une association des Bouches-du-Rhône (membre de lADDAP 13) et responsable des outils dexpression (mur, micro et vidéos-trottoirs
), François Saussac nuance le mécontentement des éducs, en rappelant le travail préalable associant les équipes.
Dune telle rencontre, il ressort bien sûr des points positifs : lenjeu, aujourdhui après larrêté de 72, après la décentralisation est bien, selon lui, de limiter les disparités de moyens dans les équipes de prévention. Celles-ci revendiquent la mise en place dune législation, suivie de moyens, pour que chaque département puisse fonctionner tant au niveau humain que financier au regard de leurs besoins. Présents à Marseille, les territoires doutre-mer ont par exemple clairement souligné leur besoin de développer des actions de prévention. Une proposition a surgi : « Pourquoi nexisterait-il pas en éducation spécialisée léquivalence de la polyvalence de secteur ? Une prévention spécialisée obligatoire ? ». Les participants ont réaffirmé leur attachement aux associations, réclament des moyens souples et la fédération des structures associatives. Comme lADDAP 13 ? « LADDAP13 peut sembler un gros dinosaure mais elle met à notre disposition des moyens importants : 160 professionnels qualifiés, des forces importantes, autant dhommes, de partages dexpériences qui créent une richesse. Pour certains, ça paraît un peu centralisateur mais en même temps une association unique crée de lefficacité dans la proximité techniciens/politiques. Politiquement et cest normal , en échange, on nous demande une lisibilité de laction », explique François Saussac.
Pour dautres, le constat sera plus rude : « La parole des acteurs de PS a été totalement confisquée au profit de quelques beaux parleurs en pleine lumière. Une très belle opération de communication
Plus grave, linscription de la PS dans la protection de lenfance est très fortement remise en cause dans nombre de départements qui préfèrent la considérer dans la lutte contre la délinquance et la politique de la ville dans la droite ligne du tout répressif et de la criminalisation de la jeunesse et de la misère », résume en rentrant chez lui un internaute, Cédric, sur Oasis .
Une motion a donc été élaborée par les mécontents : après avoir réaffirmé un « attachement inconditionnel » aux principes fondamentaux anonymat, libre adhésion, absence de mandat , ceux-ci y dénoncent clairement « la logique sécuritaire dans les politiques gouvernementales, qui criminalise la misère et la jeunesse » et sélèvent contre « le saupoudrage des moyens des services éducatifs au profit du tout répressif ». Ils appellent les acteurs de la prévention spécialisée à « prolonger ces débats, se positionner et interpeller les logiques en uvre ». Une coordination nationale des éducateurs de prévention en colère est en cours de constitution.
Quelques ombres encore : peu de jeunes professionnels, pourquoi ? Autre chose, on naura, pendant ces trois jours, que peu entendu parler du droit des usagers : pourtant, distribuée aux participants, une étude du Conseil technique des clubs et équipes de prévention spécialisée (CTPS) émettait une dizaine de recommandations, la dernière étant « garantir la place de la personne et le respect des libertés fondamentales dans la mise en uvre des politiques publiques ».
Démagogie, tentative de séduction, vraie-fausse fragilité ? En conclusion de ces assises chahutées, Jean-Louis Borloo, ministre délégué à la Ville (qui nest pas, soit dit en passant, le ministre de tutelle de la prévention spécialisée) intervenait à la suite dun conseiller régional dont le discours avait apparu comme particulièrement maladroit et sécuritaire, ce qui lui avait valu dêtre copieusement sifflé. Comment éviter pareille mésaventure ? En adoptant une posture provocante, fort prisée dune partie de la salle : « Je nai pas lintention, je vous le dis tout de suite, dêtre laccompagnateur chloroformé des dysfonctionnements de la République. Je nai pas lintention dans les années qui viennent dêtre un intermittent du spectacle de la politique de la ville
[
] Alors, peut-être que moi je sauterai, dans le gouvernement, peut-être que je ny resterai pas, mais il y a une chose que je vous garantis, cest que je me considère moi aussi comme léducateur de rue de ce gouvernement, et il va bien falloir que
», avant dêtre interrompu par les applaudissements. Le ministre a dressé un tableau assez juste de « la territorialisation de la pauvreté et du drame » : parc de logements « dune insalubrité absolument hallucinante », éducation prioritaire insuffisamment financée, surendettement des villes cumulé avec celui des ménages (auquel il sest engagé à remédier)
Il a flatté, dans le sens du poil, ses auditeurs : « Ces métiers de lhumain dont vous faites partie, il va falloir ensemble quon les valorise, quon trouve des solutions, y compris dans ceux qui sont précaires, pour les enrichir »
Avant de terminer (plus démago que jamais ?) : « En tous les cas, vous pouvez mengueuler tant que vous voudrez, moi je resterai à votre disposition ! ». Malin comme un ministre.
Au final, même si ces assises ont donné lieu aux insatisfactions ci-dessus notifiées, même si la richesse de la parole de la base a été efficacement squeezée, il nen reste pas moins que les enjeux de la prévention spécialisée ont été abordés. La question des filles et celle du rajeunissement du public plusieurs fois abordées au cours des interventions , doivent être mieux prises en compte par la prévention spécialisée et le vice-président du conseil général en convenait dans son discours de clôture, avant de conclure : « Il faut réaffirmer très clairement que la prévention spécialisée relève complètement de la protection de lenfance. Cest bien parce quil y a risque pour une enfance en danger que les conseils généraux doivent simpliquer fortement dans cette mission ». De même, de nouveaux territoires de la prévention ruraux, par exemple ont été défrichés.
La discussion nest pas close, loin de là. À la suite du rapport Brévan-Picard sur les nouveaux métiers de la ville, un groupe interministériel et interinstitutionnel sest constitué auquel le CNLAPS participe , qui travaille à lélaboration dun rapport dorientation pour la prévention spécialisée. Il devrait être prêt dans les prochaines semaines.
Joël Plantet et Katia Rouf
[1] CNLAPS - 2-4, rue de lAvenir - 73100 Aix-les-Bains. Tél. 04 79 34 36 25.
[2] ADF - 6, rue Duguay-Trouin - 75006 Paris. Tél. 01 45 49 60 20.
[3] ADDAP 13 - Immeuble Le Flammand - 2, bd G. Ganay - 13009 Marseille. Tél. 04 91 71 80 00.
[4] APSN - 100 rue de Lannoy - 59650 Villeneuve dAscq. Tél. 03 20 91 80 80.
[5] FARE - 2, grande Rue - BP 13 - 25220 Chalezeule. Tél. 03 81 47 69 16. mail : fare2@wanadoo.fr
Fais-nous rêver - 64, rue Rambuteau - 75003 Paris. Tél. 01 44 54 94 94 - mail : fais-nousrever@wanadoo.fr
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