Numéro 588, 13 septembre 2001

À l’initiative d’un club de prévention spécialisée, des jeunes et des travailleurs sociaux de plusieurs pays européens se rencontrent à Tulle

Damico, Mathieu, Bruno et des copains ont organisé avec l’aide de la Prévention spécialisée et du conseil général corrézien une conférence européenne pour évoquer tous les problèmes qu’ils ont en commun, comment chacun les vit dans son pays, dans son quartier. Le bilan de cette réunion d’une semaine paraît positif et encourage les participants à renouveler l’expérience. Gageons que leur parole, aujourd’hui comme demain, soit entendue car visiblement ils ont des choses à dire sur l’Europe sociale.


Bem vindos à Tulle ! Dobre dochli y Tulle ! Benvenuti a Tulle ! Bienvenue à Tulle ! Willkommen in Tulle ! Welcome to Tulle ! Vitàme vàs y Tulle ! Dobrososli u Tulle ! Bine ati venit la Tulle ! Tulle, donc, en Corrèze. Issus de onze pays, quatre-vingt jeunes et quarante travailleurs sociaux sont venus relever un audacieux pari. Dans le centre de formation des apprentis (CFA), nous voici dans une immense salle de basket. Au-dessus de la tribune, un drapeau européen, entouré de part en d’autre de six drapeaux de nationalités différentes. Dans cette atmosphère plurielle, par tables de quelques-un (e) s, les jeunes débattent, écoutent les intervenants ou rendent compte de leurs travaux en atelier. L’ambiance est plutôt bon enfant, à peine déconneuse, et résolument polyglotte. Dans la pochette qui leur a été remise, outre une casquette noire Corrèze – Le département, ils ont trouvé la bande dessinée Moi, raciste ! ?, éditée en 98 par la Commission européenne…

En amont de cette initiative des rencontres internationales de la jeunesse réunissant à Mannheim (Allemagne) en juillet 1999 jeunes et éducateurs portugais, grecs, roumains, français, russes, bulgares, allemands, mais aussi sud-africains. La délégation française était alors composée de Pascale Soleilhavoup et Françoise Céron, éducatrices de prévention spécialisée du conseil général corrézien (1), et de Damico, Mathieu et Bruno, trois jeunes tullistes. « Les jeunes ont été secoués par les témoignages des autres participants à Mannheim », souligne Pascale Soleilhavoup, co-organisatrice des rencontres de Tulle. « Ils ont notamment pris conscience que la France propose une aide sociale aux familles, une protection judiciaire et un accompagnement éducatif aux mineurs, ce qui n’est pas forcément le cas dans tous les pays. Le récit d’un jeune russe évoquant les actes illégaux auxquels recourent certains de ses camarades sans aucune ressource et sans structure à laquelle s’adresser, les a marqués ». Alors, dans la foulée, le 29 avril 2000, ces derniers avaient créé l’association Europe 2000 (2), présidée par les jeunes, qui eut pour tâche d’organiser la conférence de Tulle, mais aussi « au-delà, de pérenniser le projet localement et nationalement en devenant le carrefour de toutes les initiatives, réflexions et propositions que pourra engendrer la Conférence ». Objet de l’association, inscrit au Journal officiel : « Avoir une participation active et être une force de proposition dans la construction sociale européenne, informer, communiquer, agir et faire valoir les droits de l’enfant ; effectuer des échanges entre les pays de la communauté européenne, organiser des colloques et conférences afin de mettre en forme les propositions à présenter au parlement de l’UE ».

« Les jeunes d’Europe 2000 relèvent tous de l’éducation spécialisée » insiste Pascale Soleilhavoup. « Tout un travail en amont a été nécessaire pour qu’ils organisent aujourd’hui ces journées et les prennent en charge. Cela n’a pas toujours été facile. Les partenaires n’y croyaient pas trop ou supposaient que nos jeunes n’étaient pas « vraiment en difficulté «. Pourtant, s’ils prennent la parole aujourd’hui, c’est grâce à tout un travail d’accompagnement. La création d’Europe 2000 et l’organisation d’échanges européens est un outil éducatif comme un autre pour aider à la prise de parole et à la responsabilisation des jeunes. Un travail d’éduc spé… J’espère que les jeunes réinvestiront cette expérience, leur rencontre avec d’autres jeunes, mais aussi des élus et des institutions dans leur vie civique et professionnelle. Pour nous, c’est gratifiant. Ils sont transformés » Au menu de ces rencontres, trois thèmes principaux : la famille, l’éducation et la scolarité. Ainsi, aujourd’hui, ils ont réfléchi sur la violence scolaire : un groupe réunissant la Guadeloupe, l’Italie et la ville de Saint-Étienne estime que la loi du silence existe chez les professeurs de la même manière qu’elle prévaut chez les jeunes, et apporte quelques préconisations, dont le développement des rencontres entre parents, jeunes et profs. « Est-ce que les gens de mon groupe sont d’accord et ont-ils quelque chose à rajouter ? », interroge démocratiquement et systématiquement chaque rapporteur. D’autres — roumains, allemands, français — ont réfléchi ensemble à la mise en place d’ateliers de « sports ludiques » et de discussions entre élèves ; ils proposent la constitution d’élèves-médiateurs, l’organisation de soutien scolaire par les élèves des classes supérieures, le renforcement des pouvoirs des délégués de classe, de même que la consolidation des aides pour les jeunes en difficulté issus de l’immigration. Peut-être plus politisés, certains ont tenu à faire la différence entre les pays définis par une culture de compétition et d’autres dans lesquels une culture de solidarité prédominerait davantage… Un autre groupe — 3 Bulgares, 4 Allemands, 3 Français — a abordé la question de l’adaptation de l’école pour chacun : il est vrai qu’en Bulgarie, l’école est obligatoire de 7 à 15 ans, alors qu’elle l’est de 6 à 18 ans en Allemagne… Un autre groupe (Irlande, Portugal, France) proposera même un débat sur… l’uniforme, question chaude, quelques tenants — en l’occurrence portugais — défendant l’idée qu’il renforce l’égalité de tous les élèves. Les propositions les plus diverses s’égrènent : ainsi, les jeunes français d’un groupe avaient proposé que des travailleurs sociaux interviennent plusieurs fois dans l’année scolaire, à l’école, au collège et au lycée pour présenter leur rôle, que les jeunes connaissent leur existence et sachent qu’ils pouvaient éventuellement faire appel à eux…

On pourrait se croire dans une sorte de réunion atypique, genre immense conseil municipal et international de jeunes… Rencontrons-en quelques-uns : Valentin, 21 ans, vient de Craiova, en Roumanie. Là-bas étudiant en électronique, il travaille bénévolement avec l’association Save the children pour aider les enfants tsiganes. S’il est venu à cette rencontre, c’est pour pouvoir exposer leur situation et le soutien qu’il convient, à son avis, de leur apporter. Nadège, 21 ans aussi, prise en charge par la prévention spécialisée pendant quelque temps, est devenue la vice-présidente d’Europe 2000.
Des ateliers — cirque, vidéo, théâtre, expression — ont permis aux jeunes de préparer un spectacle et de s’exprimer autrement que par la parole. Dans un passage du CFA, par exemple, on pouvait rencontrer une toile d’araignée, avec un moucheron piégé ; mais les fils qui l’engluent se nomment désespoir, agression, délinquance, haine, cruauté…
Une semaine somme toute harmonieuse, et peu d’incidents. Une journée de détente a permis les rencontres — « ce ne sont plus des groupes, c’est un groupe, maintenant », nous dira une organisatrice — et les jeunes ont dansé, un anniversaire a été célébré, on a même aperçu des fantômes déconnant dans les couloirs du CFA. « C’est comme une colo, finalement », observera même une responsable du conseil général (qui soutient financièrement et logistiquement l’opération). Bien sûr, des problèmes de compréhension, de traduction (l’éducateur irlandais utilisant des mots d’argot, par exemple) ; une histoire de shit, forcément, vite évacuée. Quelques jeunes quittant la salle en fin de journée, fatigués, avant la conclusion réelle des débats… Mais au final, la concentration, l’attention, le respect, la tenue dans les débats en a étonné plus d’un.
« C’est une expérience unique, il faut y croire », nous a assuré, enthousiaste, Noëlle Fredfon, présidente du Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée (CNLAPS) (3), croisée sous un préau : « Les jeunes rentrent autres dans leurs quartiers et il y a une réelle remontée des projets ». Mais n’est-ce pas le « gratin » de la « clientèle » de la prévention ? Les jeunes les plus matures, les moins déstructurés, ceux qui deviendront peut-être éducateurs d’ici quelque temps ? Les avis sont partagés sur la question : les éducatrices de prévention sont là, en tout cas, pour rappeler que ces jeunes sont représentatifs de la PS : « Le dernier jeune qui est intervenu est par exemple en situation d’illettrisme. Les autres ont encore de sérieux problèmes à résoudre. »

Le seul salarié — emploi-jeune — d’Europe 2000 nous fera part, après la conférence, de sa satisfaction : « Nous avons prouvé qu’un travail sérieux pouvait être fait », justement inquiet des représentations de la jeunesse véhiculées par la presse. Et pour un travailleur social français que nous avons interrogé, ce qui s’est passé là est même globalement à mettre en lien avec les « pionniers » de l’éducation spécialisée d’il y a quarante ans. Un nouvel essor, une réponse au pessimisme ambiant, « aux craintes que la politique de la Ville fait peser sur la prévention » pourraient être ainsi apportés.
Mais plus précisément, que vous a apporté cette conférence ? Pays par pays, les participants sont interpellés. La Tchéquie va publier un article sur le web, transmettre un rapport à l’organisme qui les a missionné, et insister sur l’importance de l’apprentissage des langues étrangères, comme de l’éducation civique ; les Bulgares parlent aussi d’échanges Internet, et vont militer pour que soit créée, dans leur ville, une association pour aider les personnes en difficulté ; les Italiens reviennent munis des bonnes idées qu’ils ont travaillées, à transmettre là où ils le pourront, sur le respect, le partage des tâches domestiques, la création d’espaces pour les jeunes, la sensibilisation à la différence ; les Irlandais s’engagent à médiatiser cette conférence « au niveau local et national » et proposent une conférence chez eux pour 2005 ; les Anglais et les Russes aussi vont diffuser les résultats de cette rencontre ; le Portugal ramène aussi des informations à destination des autres jeunes ; etc. « Est-ce que les autres pays ont des questions à poser sur ce qui vient d’être dit ? », était-il là aussi demandé à chaque restitution. On voit bien l’importance que va prendre l’informatique dans la constitution des réseaux. Quoique… Un chat informatique avait été organisé un soir de la semaine avec l’Italie et l’Allemagne, mais n’a que très moyennement marché, de gros problèmes de connexions étant survenus.
Toujours côté bilan, un éducateur marseillais de l’Association départementale pour le développement des actions de prévention (ADDAP 13) est venu, lui, à Tulle avec deux jeunes — 20 ans — des quartiers nord de sa ville. Ils ont été surpris de ce qui ailleurs pouvait encore être plus dur, et l’un s’est même rendu compte — dans un des nombreux contacts entre jeunes, sans éduc — qu’il possédait quelques mots d’anglais… Même s’il ne croit pas trop à « l’homogénéisation des actions de prévention » à l’échelon européen, le travailleur social entend prochainement créer une association Europe 2000 ou rejoindre le réseau.

Partie prenante de cette rencontre, le CNLAPS avait parlé, dès 1990, d’« Europe du bas ». Par la suite, il avait créé un Groupe action recherche (GAR Europe) et promu des formations de travailleurs sociaux dans ce domaine, comme celle intitulée « Être éducateur ressource en Europe ».
Contenant les propositions de l’ensemble des participants, une charte finale doit donc être transmise au Parlement de Bruxelles ; mais l’ensemble des travaux sera également transmis à certains élus et associations nationaux. Pendant la conférence, une vidéo — qui s’est voulue « transposable » — a été réalisée, en vue d’être diffusée dans d’autres colloques internationaux ; la consolidation du réseau Europe 2000 est également à l’ordre du jour. Le président du conseil général de cette terre corrézienne, Jean-Pierre Dupont, a même promis de transmettre les conclusions de la rencontre au président de la République, en ne doutant pas « qu’il y sera très sensible ».
Par ailleurs, la création d’un réseau est prévu, la Prévention spécialisée tenant à se rapprocher des missions locales, de l’action éducative en milieu ouvert (AEMO), etc.
Organisé par le CNLAPS, un colloque sur les échanges européens, « outil éducatif pour les éducateurs de rue », est prévu à l’INJEP du 25 au 27 octobre 2001. On y entendra des comptes-rendus de travaux du GAR Europe, par exemple sur les voyages à visée humanitaire, en Europe et en Afrique. Mi-décembre 2001, aura lieu une conférence à Bruxelles sur ces projets (les propositions émises à Tulle y seront remontées). Et les fonds européens peuvent aider à la construction de projets, via les antennes de Jeunesse pour l’Europe implantées dans tous les pays, ou presque. Nous nous dirigeons visiblement vers une autre dimension, autrement collective, de la remontée des besoins.

Joël Plantet et Katia Rouff

(1) Conseil général de Corrèze, équipe de prévetion spécialisée - 2 avenue Charles de Gaulle - 19000 Tulle. Tél. 05 55 20 67 95

(2) Europe 2000 – 2, rue de la Bride - 19000 Tulle. Tél. 05 55 20 88 09

(3) CNLAPS – 4, rue de l’Avenir - 73100 Aix les Bains. Tél. 04 79 34 36 25


Le programme d’action communautaire « Leonardo » et le site www.streetworker.org

Concernant la formation professionnelle en Europe et couvrant la période 1998-2000, un programme-pilote d’action communautaire, baptisé Leonardo I a été élaboré par quatre partenaires : la commune de Bologne en Italie, l’organisation non gouvernementale grecque Kethea, les services sociaux de la commune de Getafe en Espagne, et le Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée (CNLAPS) en France, coordonnateur de l’ensemble du programme. L’objectif de l’appel d’offres était ainsi libellé : « Améliorer la qualité et la capacité d’innovation des systèmes et des dispositifs de la formation professionnelle dans les états membres ». L’idée est alors émise d’aller vers une labellisation du métier de travailleur de rue en Europe.
Les initiateurs du site Internet considèrent que si toute communauté humaine génère l’inadaptation sociale, la marginalité et l’exclusion d’une partie de sa population, « elle doit en conséquence mobiliser toutes les forces nécessaires pour réduire ce processus, rétablir un équilibre et favoriser ainsi l’insertion et la promotion des personnes concernées ».
Le travail de rue (streetwork) est l’une des formes d’intervention les plus adaptées à l’approche, dans leur milieu, des populations en difficulté. Il « doit s’appuyer sur l’humanisme, une démarche scientifique, une déontologie professionnelle et non sur la pitié ou la charité parce que nous croyons que chaque être humain est doté d’un potentiel interne qui lui permet de progresser et d’évoluer en revendiquant des chances égales pour sa réhabilitation matérielle et psycho-émotionnelle ».
Mais comment se définit le travail de rue ? En regard des contextes législatifs différents dans chaque pays, que peut-il être repéré de commun ? Un forum d’échanges sur leurs pratiques de professionnels des différents pays doit d’ailleurs bientôt voir le jour. La construction d’une plate-forme — qui devrait se nommer yes. forum. org (yes comme youth european socialwork) — avec les italiens et les allemands est également à l’ordre du jour. C’est à partir des constats suivants que s’est pensé le site Internet : on trouve d’importantes disparités entre les niveaux et les modes de formation des travailleurs de rue en Europe ; on peut déplorer l’absence de formation spécifique au travail de rue dans les formations de base des travailleurs sociaux dans les quatre pays fondateurs (France, Italie, Espagne, Grèce) ; il est essentiel pour les populations difficiles à contacter par les streetworkers pour rencontrer des interlocuteurs professionnels, disponibles et compétents, en vue de « reprendre une place positive dans la société ».
Un programme intitulé Élaborer un outil européen de formation au travail de rue a alors été mis au point, avec deux buts essentiels : d’une part créer un outil de formation facilement accessible, enrichi des approches développées par chacun des partenaires, en dégageant les points communs et les différences par pays ; d’autre part attirer l’attention des pouvoirs publics — à l’intérieur de chaque pays et en Europe —, sur les populations concernées au moyen de diagnostics et de propositions alternatives que le travail de rue permet d’énoncer.


Interview d’un jeune italien

« Rencontrer des jeunes d’autres pays nous a tout de suite intéressé mes amis et moi, mais notre principale motivation a été de venir parler de notre réalité avec des adultes. Jusqu’à présent, les jeunes étaient quand même peu écoutés », explique Omar, jeune apprenti de 17 ans. Dans son centre d’apprentissage de Lucca, en Italie, la rencontre intéressait tout le monde, trois jeunes ont été choisis pour aller à Tulle avec leurs professeurs. Sur les trois thèmes proposés (famille, délinquance et scolarité), il témoigne : « On ne nous avait jamais proposé de nous exprimer sur ces thèmes, même à l’école ». Dès leur arrivée, ils ont participé à un groupe de discussion et à un atelier théâtre avec d’autres jeunes « on a parlé un peu de nous, puis petit à petit, on a fait connaissance avec tous les jeunes présents à la rencontre ». Lors du débat sur l’école, si les jeunes étaient « d’accord sur beaucoup de choses », le jeune italien a été marqué par « la différence entre riches et pauvres à l’école. Il y a des pays où les élèves portent un uniforme pour qu’on ne la voit pas. En Italie, on ne s’attarde pas sur cette différence, on s’habille comme on peut ».

La famille ? : « C’est partout pareil, il y a beaucoup de divorces. Si dans certains pays, ça semble banal, dans d’autres c’est plus choquant. Il y a des pays où les parents ont la garde partagée de leurs enfants, mais en Italie, c’est rare. Je connais beaucoup de jeunes qui ne voient qu’un seul parent, même le week-end. »

La violence ? : « En Guadeloupe, les jeunes côtoient la violence très tôt, dès l’âge de 10 ans, pas en Italie. Les assistantes sociales accompagnent les familles en difficulté, notamment au niveau de la recherche d’emploi. Une aide financière est accordée aux familles les plus en difficulté pour que les enfants suivent leur scolarité. Ils sont obligés d’aller à l’école, même contre leur volonté, c’est normal. En Russie, il n’y a pas l’équivalent au niveau de l’aide sociale et des enfants tout petits fréquentent déjà des gangs ».

Qu’est-ce qui a surpris les autres concernant l’Italie ? « Le nombre de divorces : 50 % des couples se séparent après quelques années de mariage, c’est énorme, dans notre groupe, les jeunes russes et guadeloupéens étaient très étonnés ».

Qu’a-t-il préféré dans ces journées : « Le dernier jour, on a présenté nos constats et nos propositions et on a pu parler davantage que les adultes lors de la réunion plénière. Ce n’était pas le cas les autres jours, on nous avait dit « ici les jeunes parlent, les adultes écoutent », c’était vrai pour les petits groupes, mais pas pour les réunions plénières. Aujourd’hui on a pu parler aux adultes. Une phrase de moi a été retenue « dans le monde, on est tous une seule famille », c’est bien parce qu’elle vient du cœur ».

Propos recueillis par Katia Rouff


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