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Francis Piton, en 1975, vous avez fêté vos vingt ans dans une
communauté « Emmaüs ». À vingt ans, quest-ce quon peut bien
faire là ?
Ce séjour dans la communauté Emmaüs de Montluçon était comme laboutissement et le départ dun engagement personnel. Aboutissement dune période dadolescence durant laquelle jétais plus souvent à militer quà préparer mon bac, départ pour un parcours qui ma conduit ici comme directeur du CHRS de Coutances.
Militer ? Pourquoi ? Pour qui ?
Dabord, dans ma famille, il y avait une grande sensibilité aux problèmes sociaux. Mon père, qui avait un long passé de menuisier-charpentier était devenu éducateur technique dans un foyer pour ados, ce qui, indirectement, me mettait déjà en contact avec des jeunes en difficulté. Et puis, la réflexion que nous conduisions au lycée rendait incontournable la question dun engagement personnel politique, social, effectif et militant. Plusieurs champs dengagement souvraient alors à nous, lun ouvert par lAbbé Pierre en faveur des plus pauvres, lautre par les écologistes face à lusine de la Hague près de Cherbourg, un autre enfin défriché par les objecteurs de conscience qui refusaient le service militaire
Emmaüs, ce fut quoi comme expérience ?
Les histoires de vie des compagnons mont énormément interpellé, cest sans doute ce qui fait que je suis là aujourdhui. Jai découvert des gens en grande souffrance et par la suite, lorsque je suis arrivé sur le centre daccueil jétais mieux en mesure de comprendre ces personnes et dappréhender leurs difficultés. Cétaient, ce sont toujours, des gens qui navaient plus aucun lien avec leur famille, leurs amis, et, leur seule raison dexister cétait la communauté Emmaüs quils ne se voyaient pas quitter. Lorsque les gens arrivaient, cétait assez criant, la solitude. Je crois que cest toujours le problème des gens quon rencontre au centre dhébergement. Ce sont des gens très seuls et complètement coupés du monde. Ce qui ma révolté cest la misère. Surtout sur le Havre où jétais allé après Montluçon. Je suis entré dans des quartiers en grandes difficultés, dans des cités HLM et là jai vu de la misère. Je me souviens dimmeubles où personne ne voulait rentrer tellement cétait la puanteur Il y avait des problèmes dégouts et on ne sen occupait pas. Cest vrai que lorsquon a de telles images en tête on ne peut que se révolter. Moi, javais fait le choix daller un an en communauté et jai eu énormément de mal à en partir, mais javais envie de faire quelque chose à côté et je savais que si jy restais plus dun an jy resterais définitivement. Jai eu ensuite une proposition de travail au foyer pour ados de Coutances comme moniteur à latelier menuiserie. Après, on ma proposé la direction du Centre daccueil.
Comment se présentaient les choses à ce moment-là ?
Le projet était un « Centre de pré-réinsertion sociale » cest-à-dire quon voyait là une structure étape avec un hébergement de trois semaines, un mois maximum, avec un travail dorientation. La DASS a refusé. Lassociation a alors décidé de se passer de laccord de la DASS et de développer la structure avec un financement, pour la première année, du Secours catholique national et de créer mon poste de directeur. Ma mission était dabord de prouver lutilité dune telle structure et de la faire vivre avec des moyens très modestes puisquà laide accordée par le secours Catholique sajoutaient quelques subventions accordées par la ville, le conseil général, la Caf, la MSA et ladministration pénitentiaire. En dehors de ces subventions : rien ! Ça veut dire un budget global de 250 000 F pour faire tourner une structure 24 heures/24 toute lannée. La capacité était passée à 14 personnes. Le personnel était constitué, outre moi-même, dun concierge qui logeait là avec sa famille. Il sagissait pour moi de démontrer à la DASS que cette structure était nécessaire dans le centre Manche. Après deux ou trois rapports de fonctionnement en décembre, on a obtenu un agrément bâtard. On a eu un financement CHRS avec un agrément mais à lépoque cétait assez flou, avec une dotation globale faible qui couvrait mon poste et celui du concierge ! Cétait à prendre ou à laisser.
Ce qui impliquait que vous faisiez tout, cuisine ménage etc.
Oui, ça a été très difficile durant les premières années. En 86, le conseil dadministration a quand même réalisé que les locaux étaient très vétustes avec des problèmes de sécurité. Il y a eu une première rénovation avec une subvention dÉtat sur les fonds « pauvreté-précarité » ce qui a permis de réaliser lensemble des travaux de sécurité et le minimum de confort. Une deuxième personne a été embauchée pour assurer les nuits.
Quelle sorte de gens accueilliez-vous à lépoque ?
Une population essentiellement de passage. Cétaient des gens dun certain âge, quarante, cinquante-cinq ans qui étaient pour la plupart des saisonniers, des gens qui allaient de ville en ville. Mais, on a vu les choses évoluer assez rapidement.
On a commencé assez vite à voir arriver des gens beaucoup plus jeunes, et phénomène nouveau qui avait déjà alerté lassociation dans les années 80, des femmes avec de jeunes enfants. Nous nous sommes mis à pratiquer régulièrement cet accueil spécifique. Nous étions alors sollicités par les juges, les services sociaux, et de temps à autre par les juges des enfants. De 84 à 90, on a accueilli une vingtaine de femmes dans lannée avec une quarantaine denfants, en principe pour des séjours très courts, avec une notion de grande urgence confrontée à la réalité du manque de place ailleurs. Il arrivait que certaines femmes passent ici quinze jours, trois semaines et dans des conditions beaucoup moins bonnes quaujourdhui. Cétaient des femmes ayant subi des violences conjugales pour la plupart. Des femmes battues. Il nous arrivait daccueillir une femme accompagnée par les gendarmes à deux ou trois heures du matin. Donc, des situations très chaudes. Ce quon rencontre beaucoup moins aujourdhui, le dispositif durgence sétant structuré au niveau départemental. Notamment en termes de « logements durgence ».
Vous parlez des femmes battues, de ces saisonniers sans attaches, ayant rompu tous liens, mais pas des jeunes. Il ny avait donc pas de jeunes ?
Dans mes souvenirs, les « jeunes » cétaient des gens de trente, trente-cinq ans. Certes, à plusieurs reprises, jai été sollicité par le juge des enfants pour accueillir des jeunes au bord de la majorité et qui étaient dans des situations insolubles, ayant épuisé toutes les institutions spécialisées. Par conséquent, on acceptait de faire ce « dépannage » non pas dans le cadre juridique du CHRS qui nétait pas habilité à recevoir des mineurs, mais sous ma propre responsabilité en tant que « tiers digne de confiance ».
La circulaire du 30 décembre 1992 sur les CHRS qui concerne des populations connaissant des difficultés particulières dinsertion sortant de prison, dhôpital psychiatrique, personnes toxico-dépendantes, personnes en danger de prostitution est-elle toujours dactualité ?
Oui. Mais une transformation a commencé au moment de la mise en place du RMI. Depuis, les populations sont complètement différentes. On reçoit des gens de plus en plus jeunes, de plus en plus en souffrance. Quand je dis jeune jévoque la tranche dâge 18-21 ans. Elle représente jusquà 20 % de la population du foyer, ce qui était inconcevable dix ans auparavant. Il sagit de gens très mal notamment en provenance de la psychiatrie et qui ne sont pas gardés. Les médecins nous disent : « Ce nest pas de notre ressort ». Ce qui nous place, nous CHRS, dans de très grandes difficultés. En effet, ces gens-là ne sont pas assez « fous » pour rester en psychiatrie et le sont suffisamment pour causer ici dénormes problèmes. On les classe en disant que ce sont des psychopathes qui nont rien à faire en psychiatrie. Certaines de ces personnes sont dangereuses. Nous avons saisi nos tutelles au sujet de cette dangerosité et on nous a répondu de ne pas les accueillir ! La réalité est que ces jeunes sont à la rue et sont livrés à eux-mêmes.
Ils arrivent avec un traitement ?
Oui, avec une obligation de suivi médical que nous pouvons assurer parce quau centre médico-psychologique (CMP) de Coutances nous avons de bons interlocuteurs. Mais, en réalité, certains jeunes sont dans une grosse problématique qui nous dépasse. Ils relèvent de lieux de vie, de structures alternatives. Certes, nous avons quelques pistes grâce à lASEPSI mais les délais dattente sont énormes et les problèmes sont insolubles. Des jeunes restent un certain temps au CHRS jusquà ce quune crise provoque leur départ. Ils sengagent alors dans lerrance. Récemment, un jeune qui venait de lOrne a été accueilli ici pendant quatre mois jusquà ce quil casse tout. Comme une bille folle dans un billard électrique. Malgré les relais qui peuvent sétablir avec le CMP on ne peut donner à cette catégorie de jeunes une réponse satisfaisante.
On reçoit des gens souvent très jeunes, mais ce qui est nouveau cest quon rencontre beaucoup de gens qui ont été incarcérés suite à des affaires de murs. Par exemple, on accueille des gens qui sont en permission au centre de détention de Caen et qui sont pour la plupart impliqués dans des affaires à caractère sexuel, essentiellement sur mineurs. Cest vrai, par exemple, dune personne qui arrive en ce moment et qui est en liberté provisoire, dans un cadre judiciaire, avec des contraintes et un suivi. En général, dans ce cas, les choses se passent bien. Par contre, ceux qui sont en fin de peine, libres de toute obligation, posent plus de problèmes. Ils nont jamais été soignés en détention. De plus, ce qui caractérise la situation des gens impliqués dans des délits à caractère sexuel cest la rupture complète des liens familiaux. Ces personnes se retrouvent ici, sans famille, sans amis, sans boulot, sans logement, sans argent. Cest la totale ! Il faut donc repartir à zéro.
Dans ces cas-là, vous ne pouvez évidemment travailler seuls. Quels sont vos réseaux ?
On est au centre de services qui nous interpellent et auxquels nous pouvons réciproquement faire appel. Justice, service dinsertion et de probation, association de contrôle judiciaire, tous les services sociaux de secteur
Quelles sont les possibilités ouvertes par la loi sur lexclusion ?
Des avancées fortes ont été faites au sujet du logement. Au niveau santé, la mise en place du CMU est assez lourde mais les choses se passent assez bien avec la personne de la CPAM qui est notre interlocuteur direct, ce qui permet de débrouiller des situations particulièrement difficiles.
Le CREDOC (1) a une attitude mitigée par rapport à cette loi. Par exemple parce que les hébergés en urgence continuent à avoir des besoins urgents après leur passage
À notre niveau, nous répondons à la demande durgence, grâce notamment à lextension récente de nos locaux. Reste un problème important sur le sud Manche qui ne dispose pas de structure daccueil durgence.
Des gens viennent-ils frapper à la porte du centre daccueil à leur propre initiative ?
Bien sûr ! Ceci mamène à vous donner une idée de limportance de la fréquentation du centre par les usagers. Actuellement, nous hébergeons environ cent cinquante personnes par an. En 87, nous avions reçu 420 personnes. On voit tout de suite quil y a beaucoup moins de personnes en errance, grâce probablement au RMI, ce qui ne veut pas dire quil y a beaucoup moins de personnes en difficulté, notamment les moins de 25 ans qui nont pas droit au RMI. Là, on est au cur du problème car cest de plus en plus cette population-là quon héberge. Ces jeunes sont sans aucune ressource. Je voudrais dire un mot du dispositif « trace » qui est intéressant. Il permet davoir un suivi individualisé pour des jeunes de 16-25 ans avec un référent au niveau de la PAIO, de la mission locale, avec un parcours individualisé et une rémunération. Ce qui implique une couverture sociale.
Je vois aussi dans la loi sur lexclusion : lutte contre la vacance des logements sociaux, réforme de la procédure dexpulsion
Je sens un renforcement des choses à ce niveau. Par ailleurs, surtout par rapport à la santé, il y a une volonté très forte de la CPAM de mettre en place la CMU et dont la FNARS fera le bilan en mai prochain. Il est de notre mission de faire remonter tout ce qui ne va pas.
Je pointe dans la loi le concept de « secours mobile ». Quest-ce que cest ?
Dans le cadre des grosses agglomérations il sagit de lintervention déquipes de nuit, genre SAMU social.
Et « accueil et orientation » ?
Il sagit dun service, sur Caen par exemple qui accueille toute personne qui se présente. Cest un accueil de jour avec possibilité délection de domicile, boîte aux lettres, téléphone, possibilité dinstruire un dossier RMI Notre centre daccueil fonctionne en réseau avec ces services-là. La veille sociale sajoute à ces services inclus dans la loi sur lexclusion. Cest le « téléphone vert », le 115.
De même laccueil de jour qui est un accueil sans hébergement de nuit. Les gens font une machine de linge, se lavent etc. Il existe aussi une notion daccompagnement social qui nous fait, par exemple, accompagner des gens dans une démarche en vue dun logement. Mais cest un accompagnement hors CHRS proprement dit.
Comment fonctionne votre démarche dinsertion ?
Cest notre épine du moment. Nos très jeunes accueillis sont sans valeurs de vie. Ils nont aucune notion du travail. Ils nont jamais vu leurs parents travailler et sont très démunis, sans connaissances élémentaires. Par exemple, il y a des gens ici qui ne savent pas se servir dun balai ou passer une serpillière. On est dans une mission autre que le CHRS où on est censés sadresser à des gens aptes au travail. Je veux dire quon parle de « réinsertion sociale » ce qui, logiquement, implique quavant un accident de parcours plus ou moins grave on ait été « inséré ». Avec ces jeunes, ce nest pas ça. Ce sont des gens sans expériences autres que celle de la galère, qui vivent dans limmédiat, avec notamment des problèmes importants dillettrisme, de toxicomanie. Ils ne sont pas prêts pour un chantier dinsertion où ils connaîtraient un nouvel échec. Ainsi pour eux qui sont très, très loin de lemploi on ressent le besoin dun atelier dinsertion. Il sagit, en effet, surtout de découverte du travail ou dapprentissage de lapprentissage, avec la nécessité de les occuper car faute de cet atelier ils seraient livrés à loisiveté. Dans notre esprit il sagit moins de « produire » des choses simples que dintroduire ces jeunes dans une certaine discipline de vie et de réaliser en même temps un travail dévaluation de leurs potentialités : être capable dêtre à lheure, dêtre en tenue de travail, de se tenir à son poste etc., toutes exigences élémentaires auxquelles ils seront confrontés en entreprise ultérieurement. Il faut quavec le personnel ils retrouvent confiance en eux et commencent à faire quelques projets. Cet atelier est donc un maillon indispensable.
Eh bien où en est ce projet datelier ?
Cest un non catégorique de notre DASS disant que les ateliers ne constituent pas une priorité. Cette réponse me fait sourire avec amertume. En effet, récemment, nous avons participé aux journées nationales des chantiers dinsertion de la FNRS où était présent Pierre Gautier (alors directeur de laction sociale) selon lequel on ne peut pas faire léconomie de tout ce qui constitue le dispositif dinsertion. Nous devons renégocier notre budget dans quelques jours mais je ne me fais aucune illusion. Tout en étant reconnus au niveau départemental après un long cheminement qui nous a fait devenir CHRS nous navons pas les moyens de fonctionner comme un CHRS. Je trouve ça très dur, et, cest en contradiction avec la loi sur linsertion. De plus, léquipe éducative suse. Certains sont là depuis près de dix ans. Si on essuie un nouveau refus on va certainement « bouger » au niveau de la FNARS régionale. Je lespère du moins.
Pouvez-vous me dire ce que sont aujourdhui, au CHRS de Coutances, les problèmes majeurs ?
Avec la question de latelier, ce qui reste brûlant cest le manque de postes éducatifs en rapport avec une population accueillie de plus en plus difficile qui appelle des interventions spécialisées. En effet, si on offre des prestations qui saméliorent progressivement, ça ne peut pas se faire « sur le dos » des personnes en place et dont jai rappelé quelles commencent sérieusement à ressentir la fatigue et lusure. On ne connaît pas de quinzaine sans un clash, sans quelquun qui pète les plombs ! Comme léducateur de service est souvent tout seul on va dans le mur ! Certes, on a parfois laide de deux ou trois résidants. Mais est-ce aux résidants de toujours venir en aide aux éducateurs ? Il reste à dire que tout ce travail passé a été accompli avec le soutien constant de « Lassociation du Centre daccueil de Coutances » dont tous les membres sont très impliqués.
Aujourdhui comment voyez-vous lavenir, celui du CHRS, et le votre ?
Il faut rappeler que dans lhistoire de notre CHRS tout le personnel embauché est un personnel non formé. Ce sont certes des personnes qui ont une longue expérience du travail social mais qui nont pas de diplôme. Donc le CHRS de Coutances est entré dans un dispositif de formation du personnel intervenant dans lurgence. Il sagit dun programme de formation mis en place au niveau de la région.
Pour ma part, je me suis inscrit pour une formation déducateur technique. En effet, en dépit de ma déjà longue expérience, je nai pas de formation spécifique, et, notre association gestionnaire considère quon peut envisager de répartir mon intervention sur le centre en un mi-temps de direction et un mi-temps de prise en charge de cet atelier dinsertion indispensable. Pour ce qui me concerne, jai aussi envie de retrouver mes racines professionnelles car je suis de plus en plus accaparé par les tâches administratives. Jéprouve aussi une certaine lassitude dêtre dans ce bureau relativement éloigné des gens car je suis dabord un travailleur « de terrain » dans le corps à corps avec le quotidien des gens. Un mi-temps datelier me rapprocherait des gens et de mon métier.
Propos recueillis par Jean-Marie Servin
(1) Centre de recherches pour létude et lobservation des conditions de vie
- En mars 97, il existait 533 CHRS. 244 accueillent des adultes seuls, 180 des familles, 59 des jeunes seuls. Le taux moyen doccupation était de 93 %. Cest le privé qui gère ces établissements à 92 %. Prix de journée moyen 264 F. Frais de personnel 66 %.
- La FNARS (Fédération nationale des associations daccueil et de réadaptation Sociale) demandait déjà au CREDOC, en 1997 une enquête sur lévolution des populations 18-25 ans.
- En avril 98, un débat organisé par la revue « Cultures en mouvement » faisait ressortir que chez les SDF la mortalité serait quatre fois plus élevée chez les plus de quarante ans, en raison des difficultés daccès aux soins, notamment psychiatriques. Un éduc en CHRS : « Je rappelle lécart vertigineux entre les belles envolées ministérielles et les difficultés départementales rencontrées avec les DASS ».
- Suite à lenquête du CREDOC en 98 demandée par la FNARS : le nombre de places en hébergement individuel est insuffisant. Les hébergés en urgence continuent davoir des besoins urgents après leur passage.
Laugmentation du FSL est jugée positive. La lutte contre la vacance des logements sociaux est encouragée, de même quune réforme des procédures dexpulsion.
- Le numéro durgence sociale est le 115. Dans une note aux préfets, la ministre rappelle que laccueil doit respecter lintimité, la sécurité et la dignité des accueillis.
- 500 places pour 99 et 2000 et des travaux de réhabilitation de CHRS étaient prévus dans la loi de finance. Mais, en décembre 98, la FNARS proteste contre les insuffisances du projet de loi de finances qui ne traduit pas dans les faits la loi relative à lexclusion.
- En référence à la loi dorientation contre les exclusions du 29 juillet 1998, la loi de finances 99 prévoit la création de 500 places supplémentaires (90384 frs la place) et 500 pour 2000.
- En janvier 99 le tableau de bord des CHRS fait ressortir une augmentation du nombre des moins de 25 ans accueillis, dans les CHRS (43 %). Prix de revient par journée : 272 F.
- En septembre 99, le profil des personnes accueillies fait ressortir une augmentation du nombre des enfants.
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