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Réunissant quatre mille personnes et quatre-vingts pays, une nouvelle association internationale, le World council for psychotherapy (WCP) organisait en juin 1997, à Vienne, son premier congrès mondial. LInternational federation for psychotherapy (IFP) avait, certes, déjà pignon sur rue elle organise un congrès tous les trois ans , mais la première a voulu marquer sa différence en revendiquant lautonomie de la psychothérapie comme profession légalisée. Le congrès de Vienne, en effet, définissait clairement la psychothérapie comme une profession indépendante de la psychologie et de la médecine.
Un certain nombre de pays en Europe tels la Suède, les Pays-Bas ou lAutriche ont déjà nettement adopté une position de protection du titre de psychothérapeute ; 3 800 praticiens autrichiens, par exemple, ont suivi une formation de sept années, dont cinq consacrés à une méthode spécifique. La Sécurité sociale, dans ce pays, rembourse le « désordre émotionnel » (1) . La Suisse, elle, considère la psychothérapie comme une discipline scientifique indépendante exercée, selon les cantons, par psychologues et des médecins, ou par les bénéficiaires dune formation spécialisée.
Dautres pays en revanche, comme lAllemagne ou la Belgique, considèrent la psychothérapie comme indissociable de la médecine ou de la psychologie reconnues ; en Angleterre, le projet de loi proposant un statut officiel pour la psychothérapie a été rejeté en 1981 et, dans lattente dune prochaine loi, le gouvernement tolère que des formations spécialisées soient mises en place par la United Kingdom standing conference for Psychotherapy ; la réglementation italienne, enfin, a créé un ordre de psychologues, par une loi de 19 décembre 1989 ; le psychothérapeute, titulaire dun diplôme de médecin ou de psychologue, doit en outre suivre une formation de quatre années dans un institut spécialisé. Mais en France, les associations et syndicats de psychologues et de psychiatres ne sont, globalement, pas favorables à lévolution de la législation vers un statut de la psychothérapie.
Des diplômes universitaires existent : un mastère interuniversitaire européen (franco-ibéro-suisse) de psychothérapie clinique est même apparu.
Sagit-il dune activité ou dune profession ? La psychothérapie sadresse-t-elle à des patients, ou bien à des clients ? Comment « faire le ménage » impératif que tous reconnaissent comme essentiel dans ce secteur ? La psychothérapie représente-t-elle un exercice illégal de la médecine ? Ce nest, en tout cas, pas une spécialité enseignée en tant que telle à la fac de médecine, et la mention « psychothérapeute », rappelait, il y a peu, le Conseil national de lordre des médecins, ne peut être apposée ni sur les plaques, ni sur les ordonnances. Ils sont douze mille en France à exercer pour linstant, leur « profession » en dehors de tout cadre légal ; mais une enquête estimait à 30 000 le nombre de psychothérapeutes nécessaire pour répondre aux besoins de la population de lhexagone Depuis quelques années, la Fédération française de psychothérapie (FFd, dont Serge Ginger est le secrétaire général milite pour un statut : elle a ainsi demandé à lAssociation française de normalisation (Afnor) de dégager des lignes communes, en vue dun hypothétique dénominateur commun et, pourquoi pas, dun code de déontologie.
Mais dautres professionnels, psychologues et psychiatres confondus, estiment, eux, que la psychothérapie ne peut et doit être exercée que dans le cadre de leurs professions. Ainsi, le Syndicat national des psychologues (SNP) rappelait, à loccasion de son congrès national en 1996, la différence fondamentale existant, selon lui, entre une fonction psychothérapique dune part, et lexercice dune profession réglementée de psychothérapeute dautre part, en déclarant son opposition à toute création dinstance ordinale.
Dinspiration freudienne ou jungienne et lacanienne , la psychothérapie analytique sinspire des théories de ces praticiens prestigieux ; mais un autre courant, initialement dorigine comportementaliste et anglo-saxonne, est venu élargir la notion de thérapie (jusquaux thérapies sexuelles, par exemple) et souligner limportance de lhistoire, du contexte du patient. Et puis, dans les trente dernières années, se sont multipliées les initiatives, plus ou moins crédibles et efficaces, rapides ou longues, sadressant à des individus, des couples, des familles ou des groupes : analyse transactionnelle, hypnose, dynamique de groupe, analyse primale, rebirth, Gestalt-thérapie, programmation neuro-linguistique (PNL), thérapie systémique, sophrologie, musicothérapie, etc.
À linitiative de lAssociation européenne de psychothérapie (EAP), un Diplôme européen de psychothérapeute est actuellement en chantier : il requerrait, à partir du niveau bac + 3, quatre années détudes spécifiques de psychothérapie, dont une au moins comprenant un travail supervisé avec des patients.
Il convient, selon nombre dintervenants, de distinguer les soutiens psychologiques ponctuels qui prennent leur place dans un cadre déterminé, sans contrat psychothérapique en tant que tel : ainsi, linfirmière, léducateur, le juge, le médecin généraliste, lavocat ont souvent, dans leur relation daide, leurs entretiens cliniques, leurs suivis, des attitudes psychothérapiques ; mais celles-ci nont pas à voir avec les psychothérapies à cadre homogène, explicitement définies par leur cadre inscrit dans le temps, ses références théoriques, sa technique propre.
(1) in Projets de réglementation européenne de lexercice de la psychothérapie : vers une nouvelle identité au-delà de la pluralité des pratiques ?, article de P. Grosbois (voir interview ci-jointe) dans le n°12 de La Revue française de psychiatrie et de psychologie médicale (novembre 1997), p. 82.
Léo Grenel
Proposition de loi relative à l'usage du titre de psychothérapeute
Mesdames, Messieurs,
Deux professions de la santé mentale sont formées par les universités françaises : les psychologues et les médecins psychiatres. Les conditions d'accès et d'utilisation de ces titres sont étroitement encadrées par la loi.
Pourtant, il existe un grave vide juridique concernant l'exercice de la psychothérapie. La profession de psychothérapeute n'est en effet à ce jour toujours pas définie par le Code de la santé publique.
Ainsi, de trop nombreuses personnes insuffisamment qualifiées, voire non qualifiées, se déclarent et s'instituent psychothérapeutes en toute impunité, faisant courir les plus grands dangers à des personnes qui par définition sont vulnérables et risquent de voir leur détresse et leur pathologie aggravées. A l'heure où nos concitoyens exigent, à juste titre, une sécurité sanitaire accrue, il importe dans ce domaine que le législateur prenne ses responsabilités.
C'est pourquoi il vous est proposé de combler cette lacune réservant strictement l'appellation « psychothérapeute » d'une part aux titulaires du diplôme de docteur en médecine qualifié en psychiatrie et d'autre part aux titulaires d'un diplôme de troisième cycle en psychologie.
Article unique
Il est inséré, après l'article L. 360 du Code de la santé publique, un article L. 360-1 ainsi rédigé :
« Art. L 360-1. - L'usage du titre de psychothérapeute est strictement réservé d'une part aux titulaires du diplôme de docteur en médecine qualifié en psychiatrie et d'autre part aux titulaires d'un diplôme de troisième cycle en psychologie. »
Psychologue clinicien, psychothérapeute didacticien en Gestalt-thérapie, vice-président de la FFdP, représentant de la France à lEAP. Fondateur de lÉcole Parisienne de Gestalt (EPG) ; auteur de La Gestalt, une thérapie du contact, Hommes et Groupes, Paris 1987 (6e édition : 2000) et La Gestalt : lart du contact, Guide de poche Marabout, Bruxelles, 1995 (3e édition : 1997).

Quel est létat des lieux de la profession de psychothérapeute ?
La Fédération française de psychothérapie (FFdP) a été créée en 1995 pour réunir lensemble des méthodes de psychothérapie couramment pratiquées en France. Leur nombre sélève à plus dune quinzaine : la psychanalyse dans ses diverses variantes (Freud, Lacan, Jung, etc.), le comportementalisme et le cognitivisme ainsi que les psychothérapies dites « humanistes » ou « existentielles » (Gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, analyse psycho-organique, psychosynthèse, etc.). La FFdP regroupe une cinquantaine dorganismes : associations nationales ou régionales, écoles et instituts de formation, syndicats qui luttent tous pour la reconnaissance de la profession spécifique de psychothérapeute, en référence à la Déclaration de Strasbourg, signée en 1990, par un certain nombre de pays dEurope, et qui a été la première pierre de lAssociation européenne de psychothérapie (EAP), présente aujourdhui dans 37 pays dEurope et rassemblant environ 100 000 psychothérapeutes. Cette charte précise que la psychothérapie est une profession spécifique, autonome, impliquant un haut niveau de formation (7 années détudes après le bac), concrétisé notamment par le Certificat européen de psychothérapie (CEP).
En quoi cette discipline diffère-t-elle du métier de psychologue et de la pratique psychiatrique ?
Je suis moi-même psychologue clinicien et il va de soi que je ne critique ni les psychologues ni les psychiatres. Dailleurs, au bureau de la Fédération française de psychothérapie, sur 9 membres élus, il y a 3 médecins, 3 psychologues et 3 psychothérapeutes venant dautres horizons (sociologie, ethnologie, sciences politiques, etc.).
Néanmoins, il faut rappeler que le cursus universitaire détudes de psychologie ne comprend pas de formation explicite à la psychothérapie. Il existe certes une information sur la psychanalyse et quelques autres méthodes, mais rien dapprofondi en matière de méthode, de techniques et de pratique supervisée. De plus, la plupart des méthodes impliquent une psychothérapie personnelle préalable de la part du psychothérapeute lui-même, ainsi quune supervision régulière de sa pratique et un engagement déontologique spécifique.
La Fédération européenne des psychologues professionnels (EFPPA) le reconnaît bien, puisquelle propose, après la fin des 5 ans détudes universitaires de psychologue, deux ans de pratique, suivis dune spécialisation complémentaire de 3 années dans une méthode définie de psychothérapie. Or, certains psychologues sautorisent deux-mêmes à pratiquer des psychothérapies sans avoir suivi une thérapie ou analyse personnelle et sans formation spécifique spécialisée. En effet, pour le moment, le titre et lexercice de la psychothérapie ne sont pas définis ni protégés par la loi et nimporte qui peut se prétendre psychothérapeute, ce qui donne lieu à certains abus, sans parler des charlatans et des sectes. Aussi, les professionnels qualifiés, et notamment la FFdP, militent très activement pour une réglementation officielle de cette profession, réglementation que les pouvoirs publics envisagent enfin de mettre en place cette année, sans doute.
Quant à la psychiatrie, la situation est voisine, puisquil nexiste toujours pas denseignement universitaire de psychothérapie en faculté de médecine (en dehors dun DU naissant à luniversité de Lyon I). Même les cours de psychologie sont facultatifs pour les médecins et ils sont bien éloignés de la psychothérapie proprement dite. Les psychiatres en sont donc réduits à des études de cas au cours de leur internat, à moins dentreprendre, à titre personnel et à leurs frais, une formation personnelle approfondie dans un institut privé.
Psychiatrie, psychologie clinique, et psychothérapie, sont-elles des pratiques complémentaires ou concurrentes ?
Il existe, en effet, une concurrence corporatiste entre ces trois professions qui revendiquent volontiers le monopole de lexercice de la psychothérapie :
Bien entendu, nous sommes favorables à ce que les psychologues et psychiatres formés à la psychothérapie puissent lexercer en toute liberté, mais nous considérons comme dangereux quils la pratiquent sans formation.
Cela représente une position unanime des psychothérapeutes français. De même, nous ne désirons pas une prise en charge par la Sécurité sociale ce qui limiterait la responsabilité aussi bien des bénéficiaires que des psychothérapeutes lesquels seraient placés sous un contrôle tatillon administratif et médical. Cette position implique la mise en place de consultations publiques pour les personnes en difficulté financière.
Les chances de voir notre profession enfin reconnue, apparaissent aujourdhui raisonnables, si lon en croit les échanges réguliers que nous avons avec les conseillers techniques du Premier ministre et ceux de la santé, de même quavec les parlementaires et les associations de consommateurs. Ce mouvement est dailleurs transversal à toute lEurope et une réglementation spécifique est déjà en place dans plusieurs pays, tels que lAutriche et la Grande-Bretagne.
Propos recueillis par Guy Benloulou
Philippe Grosbois travaille comme psychologue à lUniversité catholique de louest dAngers où il dirige le Centre de psychologie clinique (centre de consultations psychologiques et psychothérapiques). Il est responsable de la commission « Psychothérapies » du Syndicat national des psychologues et préside au nom de lANOP (Association Nationale des Organisations de Psychologues) le « Standing Committee on psychotherapy » de la FEAPP (Fédération Européenne des Associations Professionnelles de Psychologues).
Psychologues et psychiatres sont-ils favorables à lémergence dune profession de psychothérapeute qui serait proche de la leur ?
Dabord, il ne sagirait pas dune nouvelle profession proche des métiers de psychologue ou de psychiatre car ceux-ci, de par leur formation, ont une conception de leur exercice professionnel qui déborde largement le champ de la psychothérapie, de lexpertise aux tests, en passant par lanimation de réunions et la supervision déquipes soignantes, pour ne citer que quelques-unes de leurs activités possibles.
Il est vrai que les professionnels travaillant dans les secteurs sanitaire, social ou éducatif ne verraient pas dun bon il lémergence dune nouvelle profession qui ne pourrait quajouter à la confusion auprès des usagers. Par ailleurs, les besoins sur le plan de la santé publique ainsi que dans les établissements sanitaires, sociaux et éducatifs ne justifient pas la création dune telle profession. Ces établissements ainsi que le secteur libéral proposent déjà largement au public des psychothérapies ; le public à la recherche de ce type de prestations se tourne déjà vers des consultations psychothérapiques publiques ou privées effectuées en majorité par des psychologues ou des psychiatres.
Si la profession de « psychothérapeute » était créée en France, lun des risques serait que le public pourrait croire, de bonne foi, que seuls ces professionnels « labellisés » par lEtat ont les compétences requises pour pratiquer la psychothérapie, ce qui ne correspond pas à la réalité socioprofessionnelle de notre pays. Par ailleurs, un autre risque serait que lexercice de la psychothérapie, conçu comme une profession à part, soit soumis à lobligation légale de porter le titre de « psychothérapeute », titre professionnel qui serait soumis lui-même à la définition de critères quantitatifs de formation et à lagrément par lEtat de certains organismes de formation au détriment dautres. Les psychologues et les psychiatres revendiquent la légitimité dexercer la psychothérapie comme une fonction parmi dautres, sous couvert de leur statut professionnel, même sils reconnaissent que cet exercice nécessite une formation complémentaire à leur formation initiale. Toute tentative de définition dun monopole de lexercice de la psychothérapie par certaines catégories de professionnels ne peut, à terme, que déboucher sur une « chasse aux sorcières » qui serait préjudiciable à la pratique elle-même.
Le soi-disant vide juridique relatif à lexercice de la psychothérapie, évoqué par les promoteurs des récentes propositions de loi (le député RPR Bernard Accoyer et le député vert Jean-Michel Marchand), ne concerne en fait que lactivité psychothérapique exercée en dehors des professions réglementées de psychologue et de médecin. La revendication de la création dune nouvelle profession de « psychothérapeute » illustre la volonté de cette nébuleuse « psy » de faire reconnaître la formation de leurs élèves la plupart non-médecins et non-psychologues et pose un problème de responsabilité vis-à-vis du public qui court le risque dêtre victime de leur incompétence. Je rappellerai simplement la réponse quavait faite, en mars 1998, Bernard Kouchner à un parlementaire linterrogeant au Sénat sur cette question : « Les différents professionnels pratiquant la psychothérapie ne sont pas unanimes à en souhaiter la réglementation [ ] Les exemples étrangers montrent que lexercice de la psychothérapie est subordonné à la possession dun diplôme de médecin ou de psychologue, ce qui rejoint dans les faits la pratique française, puisque les professions réglementées de médecin et de psychologue utilisent les techniques de la psychothérapie. »
Vous dites : « Les psychologues et les psychiatres reconnaissent que lexercice de la psychothérapie nécessite une formation complémentaire à leur formation initiale ». Laquelle pour les psychologues, par exemple, puisque cest ce que vous êtes ?
Il y a une tradition historique en France, très influencée par la référence au modèle dominant de la formation du psychanalyste, qui fait que la formation à la psychothérapie nest pas dispensée à luniversité. Une précision à ce sujet : les départements de psychologie (au niveau de la spécialisation en psychologie clinique ou en psychopathologie) et certaines facultés de médecine (au niveau de la spécialisation en psychiatrie) sensibilisent leurs étudiants à ce quon appelle une attitude psychothérapique, attitude présente dans le cadre de la pratique des entretiens cliniques à visée de soutien psychothérapique, de relation daide. Par contre, la pratique de la psychothérapie en tant que méthode spécifique, cest-à-dire sous-tendue par des aspects théoriques et techniques explicites, nécessite une formation pratique qui est effectuée actuellement hors du cadre universitaire. Il semble difficile, dans le contexte universitaire actuel, dexiger des étudiants quils sengagent dans une psychothérapie personnelle pour valider un cursus universitaire, mais il existe par contre certaines formations du type diplôme universitaire suivies après la formation initiale qui proposent un cursus à la fois théorique et pratique à certaines approches psychothérapiques. La formation psychothérapique est donc conçue essentiellement comme une formation post-universitaire apportant une qualification supplémentaire.
Cest dailleurs la position qui a été adoptée en juillet 1996 par la FEAPP (Fédération européenne des associations professionnelles de psychologues) qui recommande aux praticiens de ses 30 pays membres, se spécialisant en psychothérapie, de suivre une formation comprenant :
En outre, les organisations de psychologues ont exprimé récemment leur souci dune meilleure protection du public en refondant leur code de déontologie en France et en élaborant une charte européenne qui mettent tous deux laccent sur certains principes éthiques, notamment celui de la responsabilité et de la compétence que le public est en droit dattendre vis-à-vis de ces professionnels. Enfin, la plupart des associations regroupant des professionnels exerçant la psychothérapie ainsi que toutes les associations de psychanalystes sont opposées à un quelconque contrôle par lEtat dune formation qui déboucherait sur un titre protégé légalement de « psychothérapeute » (ou de psychanalyste, dailleurs), signifiant par là que ce type de formation doit laisser place à la liberté du sujet quant au choix de la démarche psychothérapique personnelle.
Que dites vous à ceux qui nont pas de formation médicale, psychologique ou paramédicale et qui revendiquent néanmoins le fait dêtre reconnus par la loi comme « psychothérapeutes » ?
Il faut bien souligner que cette revendication est le fait dune minorité qui pratique surtout en libéral des « thérapies » à médiation corporelle se rattachant au courant de la psychologie dite « humaniste » (bioénergie, cri primal, rebirth, groupes de rencontre, etc.). Ces pratiques se sont développées en Californie à la fin des années 60 en réaction au courant psychanalytique nord-américain de lépoque et sont à ranger davantage dans la catégorie des méthodes de développement personnel plutôt que de la psychothérapie.
Propos recueillis par Guy Benloulou
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