Numéro 525, 30 mars 2000

Les défis de l’innovation sociale

Forum organisé par l’ANAS et la FNARS du 15 au 17 mars 2000

Assemblées, carrefours, ateliers, stands se sont succédés pendant trois jours pour évoquer tout ce que le social est en capacité d’innover avec des idées, du cœur, de la solidarité, des aides mais aussi — ne l’oublierait-on pas parfois ? — des risques. Entre Assises de la vie associative et centenaire de la loi de 1901, cette rencontre a incontestablement proposé et tracé des pistes à suivre.

Innovation sociale et économie sociale

L’association Conciliabules

Du Nord au Sud, la parentalité

Ligne 17 : venant de l’hôtel de ville de Poitiers, le bus longe une « entrée de ville » interminable, déprimante, vague zone industrielle et commerciale, comme on en voit tellement partout, avant d’arriver dans la zone du Futuroscope : un grand palais de verre, celui des congrès, nous accueille. Et déjà, à l’entrée, on sent comme un frémissement, celui du plaisir de la rencontre et de l’échange. L’espace stands — une soixantaine au total — favorisera les contacts ; ils sont divisés en cinq items : « Vivre au jour le jour », « Avoir des ressources, être un consommateur, vivre en citoyen », « Avoir une activité et un chez soi », « Bien être : se soigner, accéder à la culture, aux loisirs », « Former, mobiliser les acteurs sociaux et construire l’action sociale ». On y trouve autant d’initiatives dynamisantes (voir encadrés).

Sur des sujets divers, des podiums vifs, nerveux, parfois provocants, toujours interactifs, s’installeront à intervalles réguliers, micros en main, dans les travées des stands : « La culture est-elle accessoire ? », « le travail social doit-il être militant ? », « faut-il mettre en place des lieux de vie ? », « faut-il un RMI pour les jeunes ? », « peut-on être bonne épouse et militante ? », « insertion = plaisir ? Et réciproquement ? », « faut-il créer des crèches pour pauvres ? », etc.

Les Compagnons de la nuit proposent un beau recueil de 2000 phrases issues d’ateliers d’écriture : « Ma vie se fout simplement de moi », peut-on y lire ; ou « Sais-tu que j’ai su que quelqu’un ne savait pas que tu étais là ? », ou encore « La peur de ma vie, c’est de ne pas avoir peur »… Épiceries sociales et association de lutte contre le gaspillage voisinent avec comité d’aide aux détenus ou « veille éducative de proximité », en autant d’actions considérées comme innovantes.

Voilà bien un défi, comme l’indique l’intitulé des rencontres : comment en effet définir l’innovation, et comment en parler ? Elle est, nous indique-t-on d’emblée, nécessairement politique et subversive (« ne pas accepter l’inacceptable ») : elle renvoie constamment en effet à l’invention, à l’interrogation de l’ordre social. Il s’agit bien, introduit avec une radicalité bienvenue la philosophe Monique Crinon, de constater par exemple que « les “ dominés ” puissent être à l’origine du nouveau fait social, que les personnes hébergées en CHRS puissent participer à l’élaboration du nouveau CHRS ». Innovation à donc à voir avec engagement. En outre, c’est « notre part d’éternité, ce que nous laissons », ce sur quoi nos enfants nous demanderont des comptes. Bref, « notre part de résistance aux logiques de mort »… Mais encore ?

L’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite et d’avancée, et la solution a tout problème est peut-être le germe du problème suivant, prévient, prudent, le journaliste Antoine Spire. Décortiquant le concept, il souligne que le terme, apparu dans la littérature économique, s’est nourri de recherche et de développement, le processus d’innovation supposant échange, dialogue, entreprise à taille humaine. Pour lui, la notion la plus innovante dans le domaine de l’intervention sociale est celle d’itinéraire de vie.

« Construit social » — « tout peut être innovation » —, l’innovation sociale n’est pas un processus linéaire, mais « tourbillonnaire », à base de dialogue et d’échanges. Il n’existe aucune opposition, estime François Abbaléa — sociologue, responsable d’un DESS « Ingénierie Innovation » — entre l’innovation et son contexte (l’innovation est toujours contextuelle), ni entre l’innovation et l’institutionnalisation.

Innover n’est jamais construire à partir de rien, mais prendre, toujours, la mesure du vieux : c’est en répétant qu’on innove, et la répétition est créatrice d’autre chose qu’elle-même. Un exemple ? Picasso a repeint les Ménines, de Vélasquez en inoculant sa modernité ; de même, les copistes médiévaux innovaient.

« Les boutiques de solidarité, les Samu sociaux, les épiceries sociales, les lieux d’écoute et d’aide à la parentalité, les dispositifs de réduction des risques dans le domaine de l’intervention en direction des toxicomanes », a reconnu Martine Aubry dans un message adressé aux participants, « sont nés aussi, récemment, d’initiatives de terrain, souvent sans cadre juridique précis et sans financement très assuré, parce que la dynamique de vie se moque heureusement des normes établies ou des systèmes traditionnels ».

« L’innovation sociale obéit à un rythme à trois temps : l’émergence, le développement, le transfert. Pour ce faire, elle s’appuie sur des porteurs et a besoin de promoteurs », résume le message, en promettant que « la mise en place d’un régime expérimental pour structures innovantes dans l’organisation de l’offre sociale et médico-sociale telle que le prévoira la future loi d’organisation de l’action sociale réformant la loi du 30 juin 1975 fera toute sa place à la promotion des initiatives les plus diverses ».

Il y a toutefois des écueils à éviter : l’innovation sociale, à ne pas confondre avec la progression des sciences sociales, peut se voir happée par une logique de marketing, si elle ne réintroduit pas l’usager. Devoir de témoigner et d’interpeller, les acteurs concernés étant les travailleurs sociaux, les élus locaux… et les exclus locaux.

De même, la notion de prise de risque, plus que récurrente, a été largement explorée : risques financiers, risques réglementaires, et même risque d’incompréhension des usagers, la vie associative pouvant en outre être « le meilleur allié ou le pire ennemi de l’innovation sociale ». L’innovation, a-t-on pu entendre, se situe souvent entre la maîtrise de la dépense publique et la prise de risque ! Mais celle-ci doit donner un droit à l’erreur, à l’échec.

De même, des questions fusent sur les difficultés de certains partenariats, sur la résistance au changement, sur la marge de manœuvre des professionnels dans les institutions, sur le statut des bénévoles ou sur les comités d’usagers. Une troupe de théâtre composée d’intervenants sociaux, Didascalies, était d’ailleurs venue, avec son spectacle Symphonie la totale, relativiser tout cela, dans une « recherche sur l’absurde dans les rapports humains ».

250 actions innovantes avaient été adressées aux organisateurs (voir Lien Social n°521) : les thèmes privilégiés concernent la famille, l’enfance et l’adolescence, les personnes âgées, la culture, la ruralité, le logement, la délinquance et la prostitution, etc. Il est désormais question d’aller vers une banque de données des actions recensées, qui seront actualisées au fur et à mesure de leur actualité. Parmi les constats, on note que l’innovation sociale se révèle plus aisée à mettre en œuvre dans le secteur associatif ; qu’elle n’est pas éphémère, mais doit s’inscrire dans le temps ; qu’on innove le plus souvent pour pallier un ou plusieurs manques ; qu’une action innovante ne peut se lire qu’inscrite dans un territoire ; que la participation des usagers s’impose comme une réalité.

« Les usagers transforment nos pratiques », titrait un atelier : l’intervention d’une assistante sociale guadeloupéenne — on y était aussi venu des Dom-Tom — entraîne l’adhésion ; une population à la dénomination plus que symbolique — les « décasés » d’après un cyclone — un quartier, dans une ville — « Caduc », aux « Abymes » (sic) — va bénéficier d’une action sociale appuyée sur une réelle démocratisation et sur l’autonomisation de la population. « Il y a production de sens et de valeurs nouvelles là où vivent les “ dominés ”, et gît, chez ces derniers, une véritable intelligence de dépassement de l’ordre… », se réjouit alors Monique Crinon.

« Innover », a indiqué un intervenant, « ce n’est pas avoir une nouvelle idée, c’est arrêter d’avoir une ancienne idée » : mais le nouveau a besoin de l’ancien pour émerger ; c’est avoir un positionnement différent par rapport à des pratiques insatisfaisantes, de l’ordre de « l’insurrection intellectuelle, de la marginalité créatrice ». Il faut également rendre le pouvoir aux usagers (« empowerment », disent les Anglo-Saxons), et renverser les représentations : en matière d’aide à la parentalité, par exemple, voir les familles non plus comme problème, mais plutôt comme source de solutions. Certains stands illustraient fort bien cette inversion.

Résumons : désir d’inventer d’autres situations (la construction du projet porte en elle le changement) + infrastructure, compétences humaines et outils adéquats + connexion avec les réseaux locaux = possibilité d’innovation sociale. En outre, celle-ci se caractérise par la prise de risque, un partenariat bien compris, la participation des populations et des répercussions locales, voire nationales. Attention : possédant intrinsèquement un potentiel de désordre, elle présente une part de risque pour les acteurs qui la mettent en place ; elle ne se réalise jamais sans tension, sans résistance et peut se heurter à l’usure… de l’innovateur.

Certaines actions, et pas forcément aux marges de la légalité, posent de véritables questions de droit : telle collectivité locale a ainsi créé une prestation extra légale, telle autre un fonds commun de solidarité…

La question de la diffusion est évidemment capitale : on a évoqué à Poitiers le prolongement nécessaire par les médias, mais aussi par les institutions et les pouvoirs publics, la « traçabilité » de ce que nous faisons, la nécessité de savoir s’adresser aux médias, d’éviter le « langage de la tribu ».

De même, la question de l’évaluation se pose avec acuité : en ce domaine, le secteur social est en retard par rapport au domaine de la santé ; la différence doit être pointée entre les auto-évaluations et les évaluations externes.

La formation — initiale et continue — fera l’objet de plusieurs carrefours et ateliers. Comment remédier au fait que les très petites associations — un intervenant parlera des « TPA » —, soient exclues aujourd’hui du champ de la formation continue ? s’interroge ainsi le département formation de la Fnars. La formation, estime la Croix-Rouge qui met actuellement en place un programme en direction des bénévoles, peut elle aussi être source d’innovation…

Cette dernière meurt-elle lorsqu’elle s’institutionnalise ? Hugues Sibille, délégué interministériel à l’économie sociale et à l’innovation sociale (voir aussi ci-contre son interview), se prononcera pour une réédition régulière de la manifestation.

Il est troublé par l’énorme différence entre les moyens accordés pour l’innovation technologique, et la pénurie dont souffre l’innovation sociale : or, « le droit à l’expérimentation doit s’accompagner de moyens financiers », d’autant plus que les innovations sociales représentent une « plus value sociale »…

Le rapport entre innovation sociale et inégalités sociales est une question centrale : des outils pour mesurer l’utilité sociale doivent, comme le réclame Bertrand Schwartz, être utilisés… un de ces jours ; de même, Martine Aubry a demandé au député Vert Alain Lipietz un rapport sur un statut d’utilité sociale. Le délégué interministériel voit, lui, cinq défis : former des entrepreneurs sociaux et valider les acquis dans le domaine associatif ; mettre en réseau l’innovation sociale sur tout le territoire ; lier l’innovation et la gestion du temps (ainsi, dans la loi sur la réduction du temps de travail, un article encourage les enjeux spécifiques des bénévolats associatifs) ; accroître les financements en la matière, encourager le rôle des fondations, prévoir des lignes spécifiques budgétaires « innovation » ; enfin, innover dans la conduite des politiques publiques, et s’acheminer vers des « relations adultes » entre l’État et les associations, y compris avec la signature de conventions pluriannuelles. En conclusion, « l’innovation ne se décrète pas, elle se constate » : mais l’État doit la favoriser.

Autour de mille cent participants : 50 % venant du secteur associatif, 22 % de conseils généraux, 11 % d’organismes de formation, 5 % de CCAS ou de mairies, 3 % de CAF, 3 % de mutuelles ou de CNAM, 2 % de centres hospitaliers, 4 % d’entreprises ou de fondations… Mais surtout, une atmosphère de redynamisation, de réelle interactivité, peut-être de valorisation de nos compétences et du plaisir de travailler autrement. Ces journées sont « subversives », estime Alix de la Bretesche, présidente de la Fnars, constatant une « montée du sentiment militant » et au final « moins d’antagonismes qu’on ne pensait entre innovation et institution ». Le temps, la notion d’évaluation et l’importance de la formation ont été, selon les initiateurs du Forum, des paramètres qu’il fallait explorer, et qui l’ont été.

Mais les associations organisatrices rappellent toutefois le contexte aggravé et la montée actuelle de l’exclusion, l’ANAS exprimant par exemple sa crainte de voir un « grand fichier des pauvres ». Et qu’en sera-t-il dans trois ans ? Les initiatives présentées aujourd’hui seront-elles toujours innovantes ? Y a-t-il un risque de relégation ?

Une production écrite sortira, bien sûr, de ce Forum, via ses Actes ; mais les actions présentées pourront se voir valorisées également par le Réseau d’informations sur le développement social (Rids) (1), mis en place il y a peu par l’Observatoire national de l’action sociale (Odas).

Si l’on considère — avec Castel, Donzelot et Autès — que le social est un champ à la jointure de l’économique et du politique où se noue la problématique de ce qui peut fonder ou légitimer telle forme de société, rappelle en fin de colloque le juriste Bernard Pellegrini, on peut admettre aussi que le travail social implique une « éthique de l’acte », et une prise de risque dans la relation. Et, dans ces temps où les intégrateurs sociaux subissent de plein fouet déréliction et exclusion, l’innovation se doit d’être « la capacité d’inventer la transformation sociale », comme le proposera Jacques Ladsous, du Conseil supérieur du travail social.

Une déclaration finale a été distribuée aux participants ; on peut y voir surlignés les mots (action) collective, territoire, action en réseau, populations, développement local, subversive, dialogue, décloisonnement, nouvelles compétences. Mais le texte interroge aussi le politique qui doit permettre « de susciter, recenser, diffuser, gérer et financer les actions », l’innovation sociale requérant « souplesse organisationnelle » et « marges de liberté ».

Joël Plantet

(1) Rids – 37 boulevard Saint-Michel – 75005 Paris. Tél. 01 44 07 02 52. E-mail : com@odas.net

Internet : http://www.odas.net


Innovation sociale et économie sociale

Ces deux pratiques ne sont-elles pas à la société en transformation ce que les nouvelles technologies sont au monde en évolution ? Ne sont-elles pas porteuses de valeurs telles que la démocratie, la solidarité, et l’équité ? Ne devraient-elles pas être les bases du travail social ? Le point de vue de Hugues Sibille, délégué interministériel à l’Innovation sociale et à l’Economie sociale.

Pourriez-vous expliquer les objectifs de vos missions ?

La délégation interministérielle a plusieurs missions : clarifier et simplifier les relations avec les pouvoirs publics, assurer la reconnaissance et le développement de l’innovation sociale et de l’économie sociale, construire progressivement une politique publique de valorisation de l’innovation sociale. Ainsi, il s’agit de reconnaître l’innovation sociale au même titre que l’innovation technologique. Sur le terrain, des acteurs participent à la transformation de la société en luttant contre l’exclusion, en développant des solidarités entre territoires, entre générations, entre populations, en tissant des liens sociaux et des échanges, en mutualisant des ressources, en constituant un patrimoine collectif. Les travailleurs sociaux font partie de ces « agents de la transformation sociale ». Il s’agit de reconnaître leur action et de leur donner les moyens de la développer. C’est pourquoi je demande des lignes budgétaires spécifiques dédiées à l’innovation sociale.

L’économie sociale reste encore une ressource économique peu connue en France. Pourquoi ?

L’économie sociale représente 9 % de l’emploi en Auvergne, 12 % en Languedoc-Roussillon, son poids dans l’économie régionale est donc tout à fait appréciable. Parce qu’elle est transversale à toutes les filières, en regroupant des formes « citoyennes » d’économie, elle combine des ressources économiques et des ressources sociales. Mais sa transversalité explique son insuffisante visibilité, dans un pays où les activités sont observées par grandes branches d’activités économiques. C’est pourquoi je plaide pour diversifier les critères de prise en compte de l’activité économique. Ne pas seulement observer la nature des biens et services produits, mais aussi les modalités de leur production. Ne pas seulement prendre en compte le bilan comptable et social d’une entreprise, mais son « bilan sociétal », sa contribution au développement durable de la société.

Face à une économie mondiale « ultra-libéraliste » l’articulation innovation sociale/économie sociale a t-elle sa chance ?

On assiste à une prise de conscience grandissante de la part des citoyens des dégâts d’une vision ultra-libérale : délocalisations, exclusion, marée noire… Les enseignements du sommet de Seatle nous montrent une volonté grandissante des consommateurs d’introduire des critères éthiques dans la production de biens et de services. C’est pourquoi je pense que le projet d’économie sociale est un projet moderne qui a un bel avenir. Il intègre en effet plusieurs principes fondamentaux du développement durable.

L’économie sociale et solidaire n’a pas vocation à se développer en marge d’une vraie économie. Dans le monde contemporain, aucune des formes d’économie ne peut prétendre à une hégémonie. L’économie possède une dimension plurielle. Aux côtés de l’économie publique et privée, l’économie sociale et solidaire a une contribution spécifique à apporter à la société, pour faire évoluer le mode de développement vers davantage de démocratie, de solidarité et d’équité.

Propos recueillis par Guy Benloulou


L’association Conciliabules

Mise en place lors d’une journée des femmes, le 8 mars 1997, à partir des différents CHRS de Lyon et sa banlieue accueillant femmes et enfants, l’association Conciliabules entend promouvoir et faciliter les apports interculturels d’associations et de personnes en matière d’expression et de culture. Pour les bénéficiaires de ces actions, il s’agit de rompre l’isolement, de recréer des liens (la plupart de ces femmes ont vécu des ruptures conjugales ou communautaires), de rentrer dans un projet de socialisation et d’insertion, et de faire en sorte que « leur différence soit à l’origine d’une dynamique de créations nouvelles, d’enrichissement réciproque ». Différents ateliers — arts plastiques, cuisine du monde, masque, expression et écriture, conte, théâtre, danse… — permettent aux créatrices de participer à diverses manifestations : ainsi, la biennale d’art contemporain, en juin prochain, ou la biennale de la danse (septembre 2000) devraient accueillir certaines des productions de l’association. En octobre 2000, un atelier théâtre travaillera sur le thème De l’intime et du territoire.

Au forum de Poitiers, les destinataires elles-mêmes de ces actions culturelles ont pu entrer en contact avec les très nombreuses personnes attirées par la couleur, la lumière, la chaleur de leur stand.

Conciliabules – VIFF156 Cours Tolstoï - 69100 Villeurbanne. Tél. 06 60 53 74 22.


Du Nord au Sud, la parentalité

Une association valenciennoise, La Pose, propose un atelier intitulé « Être père aujourd’hui » : transmission de l’histoire familiale, séquences hebdomadaires d’échanges sur la paternité, production d’images (de très belles photographies ont été exposées) permettent de valoriser certains pères — en situation de rupture ou de grande précarité — dans leur rôle éducatif. Mais des hommes d’âge et de situations divers (seul point commun, être père) peuvent amener parole, expérience et questions dans cet atelier. Certains d’entre eux étaient présents au Forum 2000.

Le Relais parental, à Montpellier, a pour but d’accueillir — 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 — des enfants de 2 à 10 ans dont les parents traversent des difficultés familiales ou sociales ponctuelles ou périodiques. L’accueil peut aller de quelques heures à un mois. L’association prend le relais de la famille, l’enfant continuant d’aller normalement à l’école ou à la crèche. Pour l’année 1999, quatre-vingt-huit familles ont été prises en charge, représentant 140 enfants. Les motifs d’admission allaient de l’hospitalisation aux problèmes psychologiques, en passant par l’attente d’une place en crèche ou des démarches à effectuer nécessitant un déplacement hors département.

La Pose – 9 rue Abel de Pujol - 59300 Valenciennes. Tél. 03 27 47 22 99.
Relais parental « Les Lilas »15 rue du Dauphiné – Cité des Brusses34000 Montpellier. Tél. 04 67 04 10 10.


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