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De nombreux établissements à caractère sanitaire et social sont confrontés à un problème daménagement de leurs locaux. À cette occasion, sans doute, mesurent-ils toute limportance des volumes et des espaces, non seulement comme supports objectifs et fonctionnels de lorganisation, mais aussi comme expression de leur projet éducatif ou thérapeutique, car lintérêt pour lenvironnement, ou plutôt la prise de conscience de sa portée, est pratiquement toujours consécutive à de nouvelles contraintes, à la nécessité dun changement qui met alors en évidence les limites imposées par lordre spatial.
Aménager des locaux, cest dabord se doter dun projet social dont lespace sera le support contingenté par des données techniques, financières et administratives. Il peut sagir de simples modifications répondant à des besoins disolation ou dadéquation aux normes, dinstallation de machines ou de revêtements, mais aussi de redistributions plus fondamentales, par exemple, consécutives à un changement de population accueillie, à un redéploiement dactivités, voire de construction de nouveaux locaux ex nihilo. Ces diverses transformations plus ou moins radicales représentent loccasion inespérée de réinterroger les intentions de létablissement à lendroit de ses bénéficiaires, ainsi que la qualité de ses prestations de service, bref, de revisiter son projet détablissement pour sassurer de la concordance (ou non) des souhaits et des effets obtenus
Cela sous-entend dintégrer pleinement la question architecturale dans la méthodologie de projet, y compris et surtout dans ses composantes pédagogique, éducative et thérapeutique. Veut-on soigner, éduquer, accueillir, réconforter, accompagner, réinsérer, aider ? Veut-on susciter de la communication, offrir un cadre chaleureux, faciliter le repérage des personnes, induire des sensations et des impressions, stimuler ou sécuriser ? Mais comment réaliser ces intentions en trois dimensions ? Il est alors vital de se donner les moyens détudier son projet architectural dans toutes ses implications.
Cette dernière volonté requiert en premier lieu de ne pas considérer le bâti comme une « chose », un prêt-à-habiter, mais comme la projection dans lespace dun mode de penser, dun style de vie, dun système de valeurs, dune culture, bref, dune « forme sociale » qui ne doit pas être une coquille vide. En effet, une organisation des lieux détermine des flux et déplacements, des lieux de station ou de rencontre, et par-là même encourage ou décourage des noeuds de communication, préserve des intimités, participe dans tous les cas à configurer le jeu social.
En second lieu, il convient de ne pas abandonner le construit aux seuls plans des bâtisseurs ou des financeurs, car la technologie et le domaine financier ne constituent que des contingences et non un projet ! La vision technocratique de laménagement spatial tend précisément à subtiliser lintentionnalité sociale et culturelle du construit pour lenfermer dans une trame de contingences qui se présente comme incontournable, tandis quelle résulte dun projet politique implicite. Il est clair que la logique qui a présidé les grands boulevards hausmanniens et celle des placettes vénitiennes correspondent à des visions sociales radicalement opposées. La logique de léconomie à tout prix nest pas plus neutre, cest là toute la dramaturgie de lurbanisme de ces dernières décennies et de ses tristes aberrations banlieusardes
Trop souvent, des bâtis sont érigés suivant des critères essentiellement économiques, techniques ou esthétiques, voire politiques (comme certaines réalisations municipales ), quand ce nest pas tel président dassociation qui veut marquer le projet architectural de son empreinte, sans prendre suffisamment en compte la réalité des us et des mouvements des futurs occupants. Larchitecte Alain Chomel lexprime avec beaucoup de vigueur : « Il faut surtout dire que cest la dimension psychosociale de la profession darchitecte qui nest pas perçue, ce qui est fort regrettable si lon veut bien parler de culture vivante. En fait, les architectes ne sont pas motivés, et donc pas préparés au dialogue social, chose fort compliquée par ailleurs. Il est plus facile de jouer aux artistes et de manier la gestuelle architecturale avec brio que dentamer un dialogue avec des gens qui ny sont pas préparés non plus de leur côté, car ils nont pas conscience que la vie se traduit dans lespace et que lespace peut modifier leur vie ».
Mais les architectes ne sont pas seuls en cause ; laménagement interne des construits nest pas nécessairement davantage pris en compte par les divers intervenants et professionnels des secteurs qui nous intéressent, tels que psychologues, psychiatres, sociologues ou travailleurs sociaux - à leur décharge, leur formation a fait largement limpasse sur cette question. Il faut dire que la tradition et les idéologies dominantes des sciences humaines en France ont participé à une certaine désertification dans les domaines de lespace et de lécologie sociale (si lon fait exception de quelques chercheurs comme P.H. Chombard de Lauwe, H. Lefebvre, A. Moles ou G.N. Fischer).
Lémergence de lapproche environnementalisteSi lattention portée aux formes architecturales est une constante des diverses cultures et sociétés - essentiellement selon des préoccupations dordre magicosymbolique, esthétique et politique -, la prise de conscience de leurs réelles incidences et influences sur la vie quotidienne de leurs usagers savère beaucoup plus récente. Lapproche rigoureuse de ce lon appelle aujourdhui « linteraction hommes/environnement » sarticule en effet autour dune problématique écologique qui caractérise plus particulièrement la seconde moitié du XXe siècle.
Outre-Atlantique, cest tout dabord la question de laménagement urbain des années vingt-trente - marqué par le développement ultra-rapide des villes nord-américaines, la constitution de ghettos et linstauration dun zoning socioculturel - qui fit naître lidée, via les travaux de « lÉcole de Chicago », détudier les relations existantes entre les diverses aires urbaines et la distribution dun certain nombre de comportements pathologiques ou délinquants tels que schizophrénie, démence sénile, psychose alcoolique, prostitution, etc. (Citons quelques auteurs célèbres comme Schaw : « Delinquancy areas » ; Faris et Dunham : « Mental disorders in urban areas »). Dans la Russie soviétique de ces mêmes années, les réflexions critiques de nature idéologique et politique, à lencontre de « larchitecture bourgeoise », le souhait de créer une société et un homme nouveaux aboutirent à des tendances architecturales radicalement nouvelles interpellant la fonction des bâtiments, par exemple, au travers de « lÉcole Constructiviste » (Guinzbourg, Lissitzky) qui influença plus tard des visionnaires comme ceux du Bauhaus allemand ou Le Corbusier en France. En Angleterre, cest la reconstruction daprès-guerre qui amorça un vaste mouvement urbanistique.
Mais cest notamment à la suite des travaux de Kurt Lewin (« théorie du champ » et « approche dynamique des groupes ») et surtout de lun de ses disciples, Roger Barker, que devait se développer une « psychologie écologique » capable de conceptualiser linteraction entre lhomme et son environnement et den faire un champ détude spécifique. Progressivement structurée par des chercheurs comme Ittelson, Proshansky, Altman, la psychologie environnementale prit son essor en se définissant comme la tentative détablir des relations théoriques et empiriques entre la personnalité et lenvironnement. Cette interaction introduisit une révolution dans la psychologie traditionnelle, comme devait lexpliquer Harold Proshansky : « Les déterminants du comportement et du vécu étaient essentiellement conçus comme enracinés dans la structure durable de la personne qui transcendait les propriétés de la situation. La dernière décennie a vu abandonner cette conception au profit de « dispositions situationnelles », celles-ci émanant des propriétés mêmes de la situation » (« Environmental psychology and the real world », American Psychologist, April 76).
Si nous rajoutons les influences de léthologie, de lapproche éco-systémique et des neurosciences, nous comprenons et admettons plus facilement aujourdhui que nous « formons des formes qui nous transforment », comme disait Churchill, que nous entretenons avec notre environnement des interactions sensorielles extrêmement sophistiquées et pour une part inconscientes.
Parler dinteraction hommes/environnement sous-entend une circularité des influences - les hommes projettent dans lespace des formes relationnelles (un palais des congrès, une salle de classe, un bureau, un hôtel, une Maison dAccueil Spécialisée), et lenvironnement exerce en amont et en retour des effets psychophysiologiques sur les comportements humains.
Par conséquent, définir et répartir des espaces revient à faire des choix qui engagent des structures de communication : par exemple, au cours des années soixante-dix, les bureaux dits « paysagers » ont succédé aux grands pools de secrétariat, avant dêtre eux-mêmes généralement remplacés par des bureaux personnalisés. En abattant les cloisons rigides, les bureaux paysagers se proposaient de favoriser la communication entre les acteurs et denrichir sensoriellement lunivers monotone des bureaux. Cependant, un tel projet procédait dune théorie naïve de la communication, posant en axiome le désir de communiquer de la part de personnes travaillant ensemble, sans prendre en compte la complexité et lambiguité de la dimension institutionnelle. Il sest avéré bien souvent que le bureau paysager insécurisait les employés, faisait proliférer les rumeurs, entraînait de savantes procédures de camouflage, bref, empêchait toute véritable territorialisation personnelle synonyme didentité.
Dans les mêmes années mais dans dautres univers, le choix de privilégier des hôpitaux psychiatriques pavillonnaires de « type village » ou bien des hôpitaux généraux « à laméricaine » - cest-à-dire des hôpitaux-immeubles - cest imposé de facto aux acteurs et utilisateurs. Tout comme les choix urbanistiques des grands ensembles entourés de parkings
En tant que source de stimulations et dinformations perceptibles par nous, lenvironnement exerce des influences repérables quil est bon de prendre en compte dans un souci éducatif ou thérapeutique, mais aussi managérial. Les univers sous-stimulants frappent en effet aussi bien les bénéficiaires que les personnels. Il est des lieux de vie qui démentent parfois les intentions contenues dans leur projet et usent prématurément leurs professionnels.
Posons-nous la redoutable question de savoir si nous pouvons prendre en compte actuellement cette interaction dans les établissements sanitaires et sociaux de notre hexagone
Afin déviter les sombres tableaux et les univers déshérités, comme celui que cet infirmier nous décrit (voir encadré p.4), la panacée apparaît celle dune architecture résolument interactive et participative.
Le parti-pris interactif résulte de la volonté des utilisateurs du construit de sen approprier les usages par une meilleure adaptation de ses formes à leurs attentes. Il suppose une négociation et une forme de contractualisation entre ceux-ci et le concepteur, qui voit ainsi revue et corrigée sa façon habituelle de travailler. Cela dit, les architectes savèrent de plus en plus nombreux à admettre cette nouvelle donne. Il sous-entend encore dorganiser une réflexion au sein de létablissement afin de définir les attendus du construit, et de ne pas céder à la pseudo-évidence dune fonctionnalité qui simposerait trop vite, telle quaccueillir ou héberger. En effet, chaque professionnel (comme chaque bénéficiaire) pense toujours quelque chose de son lieu de travail et de vie : faire sexprimer une secrétaire à propos de son bureau, un psychomotricien de sa salle dexercice, un éducateur dune salle de séjour ou une maîtresse de maison des locaux en général, nous apprend beaucoup. Dans un hôpital les portes intérieures nautorisaient pas le passage de certains chariots, au grand dam des personnels de service qui naturellement navaient pas été consultés !
Concrètement, un certain nombre détapes et de procédés peuvent être mis en place :- premièrement, toute réinterrogation de lespace construit doit passer par un « état des lieux » de son mode dorganisation et de ses effets. Afin damorcer cette réflexion, nous pouvons solliciter des techniques comme celle des « cartes mentales ou cognitives » : il sagit de demander aux usagers de lespace de dessiner un plan empirique de leur bâtiment ou de leur service sur une feuille vierge. Cette projection très utilisée par les psychologues environnementalistes savère toujours très riche denseignements, du fait quelle nous livre les perceptions subjectives de lespace. Le travail dinterprétation est déjà fait : les lieux les plus fréquentés abondent de détails, les lieux appréciés sont généralement hypertrophiés, tandis que dautres disparaissent mystérieusement du dessin ; des voies sont déplacées, les dimensions distordues, des portes et des fenêtres sont ajoutées ou retranchées, etc. Nous nous souvenons avoir travaillé des cartes mentales avec les infirmiers psychiatriques dun service hospitalier et en avoir davantage appris, au terme de débats passionnants, sur la vie du service et ses vicissitudes quau moyen dun audit !
Nous pouvons également photocopier un plan à léchelle du bâtiment ou du service considéré et le proposer à chacun de ses acteurs en lui demandant de colorier les espaces de la manière suivante : en bleu, les espaces quil fréquente le plus ; en rouge, les espaces quil juge plutôt désagréables, ou quil cherche à éviter ; en jaune, les espaces quil affectionne ou recherche, et dans lesquels il se sent particulièrement bien.
Partant dun vécu de lespace, les cartes cognitives servent à susciter et alimenter des débats plus sophistiqués visant à déterminer les relations établies par lacteur entre des perceptions positives ou négatives et des facteurs plus objectifs. Par exemple, comment expliquer une sensation denfermement ou une attraction vis-à-vis dun espace ? Pourquoi tel lieu se trouve particulièrement investi ou tel autre déclaré vide de sens ?
- Deuxièmement, au-delà de cette première étape subjective, la consultation doit sorienter vers lappréciation ditems plus objectifs, tels que : lorganisation des surfaces et des volumes (dimensions, proportions, cohérence) ; les revêtements (matériaux, hygiène, agrément, facilité dentretien) ; les couleurs (chaleur, froideur, dynamisme) ; lambiance sensorielle (luminosité, acoustique, température, ventilation) ; laménagement intérieur (agencement des meubles, des objets) ; la fonctionnalité (degré dadéquation de la disposition avec lactivité) ; la sécurité (facteurs de risques). Ou dautres encore, plus dynamiques, portant sur lorganisation relationnelle et ses flux, tels que : la distribution des espaces (degré de dispersion, modes daccès, ouvertures) ; la circulation (conditions de déplacement, degré de complexité pour se rendre dun endroit à lautre) ; la lisibilité et limagibilité (points de repère, logique des enchaînements, niveau de représentation globale) ; le climat social (fréquence des rassemblements ou dispersion des personnes) ; lattraction sociale (E.T. Hall parle despaces « sociofuges » ou « sociopètes ») ; lappropriation effective (degré dinvestissement, occupation) ; la réassurance (niveau danxiété ou dassurance généré par les lieux).
Chaque espace, site ou pièce, peut être ainsi passé au crible par les professionnels qui en ont lusage, de façon à pointer systématiquement, y compris sous forme de tableaux, les avantages/inconvénients de laménagement spatial, ainsi que les cohérences ou incohérences de ce dernier par rapport à ce que lon veut en faire. Est-il utile de rajouter quune consultation parallèle des bénéficiaires savère également précieuse ?
Autrement dit, est-on en mesure, pour chacun des items précédants, de justifier les choix qui sont faits ? Peut-on en appréhender les effets sur les bénéficiaires ? Les intentions contenues dans le projet sont-elles réalisées ? Par exemple, tel atelier décrété « thérapeutique » offre t-il toutes les caractéristiques ad hoc ? Tel lieu de séjour, parfois déserté, remplit-il véritablement sa fonction ? Etc.
- Troisièmement, il sagit de mobiliser les acteurs sur laspect proprement constructif du projet architectural : à la suite de létat des lieux, quels enseignements et conclusions en tirer ? Comment se servir de ceux-ci pour modifier ou créer des lieux davantage en adéquation avec le projet professionnel, a fortiori quand il sagit dun nouveau bâtiment ou dune profonde modification ? On peut alors demander aux personnels de représenter sous forme de « bulles », organisées en bouquet, les différents espaces fonctionnels envisagés et de leur accorder une taille variable en fonction de leur importance.
Ces bulles permettent, une fois encore, de débattre sur les statuts respectifs que lon veut accorder aux espaces et renvoient directement aux options centrales du projet détablissement. Aussi, savère-t-il nécessaire dapprofondir la question des prestations de service de façon à dégager des axes prioritaires, de faire émerger des « concepts » dominants, qui vont constituer lossature du projet détablissement et du projet architectural : comment pense-t-on le séjour collectif du bénéficiaire ? Veut-on privilégier un lieu daccueil convivial autour duquel le reste du bâtiment va se structurer ? Veut-on privilégier des espaces privatifs ou bien des dispositifs à vocation technique, ou encore des espaces de dégagement ? Cherche-t-on à favoriser un bien-être sensoriel personnel ou la convivialité et la communication ? Encourage-t-on lexistence de petits groupes relativement autonomes (possédant leurs propres cuisine et salle à manger), ou bien des rencontres plus larges ? Accorde-t-on des bureaux à certains professionnels ? Où place-t-on le bureau des éducateurs ou des infirmiers, et celui du directeur ?
Ces bulles et ces espaces peuvent dailleurs être regroupés en trois catégories (que lon peut colorier différemment sur les schémas) : les locaux fonctionnels : ils comprennent dune part des locaux techniques (cuisine, buanderie, stockage, etc.), et dautre part des locaux administratifs (bureaux des cadres, secrétariat, éventuellement accueil, standard) ; les locaux publics (couloirs, salles de séjour, salons, salles de bain, halls et jardins) ; les locaux privatifs (chambres et annexes).
Ensuite, ces schémas et ces bouquets despaces fonctionnels devront progressivement senrichir et se transformer en espaces plus objectifs, cest-à-dire susceptibles de sarticuler les uns avec les autres en un plan cohérent. Ce qui signifie introduire des parois (les limites), des portes, des fenêtres, des escaliers ou des couloirs (les échanges). Au passage, lintervention de larchitecte, qui va rappeler certains principes de réalité de la construction (nécessité des flux techniques, de murs porteurs, renvoi à certaines contraintes des matériaux, aux difficultés de réalisation ou à des coûts trop élevés), va rendre les débats plus réalistes. Naturellement, plus les contraintes seront importantes et plus les débats risquent de se montrer ardus et impliquants.
Encore faut-il rajouter que la chute est parfois brutale, et que le meilleur « projet architectural interactif » peut se voir enterré par les aléas de la politique locale ou perdu corps et âme dans les labyrinthes administratifs Par bonheur, la réflexion produite, quant à elle, nest jamais inutile.
Jean-René Loubat
« Pénétrant dans ces lieux, ce qui saute aux yeux cest la vétusté des locaux, et ce qui vous prend à la gorge, ce sont les odeurs. Dans ce pavillon, les peintures des murs sont ternies par le temps et encrassées. De-ci, de-là, quelques vues, peintures découpées dans des revues, ont été mises sous verre et pendent aux murs. Ces ornements rompent avec la tristesse qui se dégage de ce lieu.
Le sol, parfois carrelé, parfois recouvert dun balatum gris éléphant, noirci par lâge, brûlé par les mégots, accentue la vétusté. Au rez-de-chaussée sont les bureaux infirmiers et médicaux, la pharmacie très petite dans laquelle les soins ne sont pas possibles, et le bureau de la surveillante, qui sert aussi de salle de réunions.
Le réfectoire est utilisé, hors les temps de repas, comme salle de séjour, la télévision trône sur une étagère. Quatre chambres à deux lits sont réservées aux entrants. Toutes ces pièces sont accessibles par des couloirs labyrinthiques où la luminosité fait défaut. Un escalier de pierre permet daccéder à létage, aux chambres et aux salles de bain. Les lits et les tables de nuit sont en fer, peints dune laque qui autrefois fut blanche. Autant les pièces sont exiguës, autant les plafonds sont hauts. En effet, trois mètres cinquante séparent le sol et le plafond ».
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