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Ma définition de léducateurpar Michel LemayIl y a 7 ans nous publiions cet article de Michel Lemay. À l’occasion des trente ans de l’anniversaire du diplôme d’état d’éducateur spécialisé Lien Social pose la question aux éducateurs spécialisés : vous reconnaissez-vous aujourd’hui dans la définition que Michel Lemay donnait de l’éducateur en 1992 ? En introduction au débat auquel nous vous convions, nous avons demandé à deux de nos collaborateurs, Jean-Marie Servin et Lucien Bargane, eux-mêmes éducateurs spécialisés, de nous faire part de leur point de vue sur cette question. Ci-dessous l’article intégral de Michel Lemay relooké.Les commentaires de Jean-Marie Servin et Lucien Bargane |
À partir du moment où on donne cette définition, on voit bien que les outils sont multiples parce que les champs dintervention sont extrêmement variés et parce que les types dadolescents ou denfants, que léducateur a rencontrés, vont être également multiples. On a proposé un tas de définitions de léducateur spécialisé, je retiens celle de Gilles Gendreau qui est au Canada : léducateur est un thérapeute intervenant dans et par lévénement quotidien.
Première question : quel type de problème un éducateur, sur le plan psychopathologique, est-il amené à rencontrer, à accompagner et à aider ? Sur ce plan il y a eu une évolution inexorable qui sest produite lors des trois dernières décennies. Vous savez que linternat a dabord été vu comme la solution avec un grand « S » aux problèmes des troubles du comportement. Dans cette période, on pensait quen séparant lenfant de son milieu dit malsain, on pourrait le reconstruire et lui redonner, après quelques années, un équipement suffisant pour retourner dans son environnement. Cette illusion a peu à peu été abandonnée et il y a eu une ouverture des internats vers lextérieur ; il y a eu la mise en place de formules alternatives et, Dieu sait si on en parle en ce moment, il y a eu, parallèlement, le développement de services daction éducative en milieu ouvert, de services de prévention et des éducateurs dans la rue. Il y a eu des interventions avec une population quau départ les éducateurs avaient peu approchée : les déficients mentaux, puis un peu plus tard les handicapés et polyhandicapés. Parallèlement à cela, il y a eu des mesures thérapeutiques ambulatoires qui se sont mises de plus en plus en place dans les CMPP par exemple dans les services de laide précoce à lenfance. Tout cela a permis de constater quun certain nombre de jeunes pouvaient être accompagnés positivement en restant dans leur milieu naturel. De multiples formes de psychothérapies individuelles et de psychothérapies de groupe se sont développées, tout comme des centres de jour, des classes spéciales, des psychothérapies familiales, etc.
Les conséquences parfois néfastes de linstitutionnalisation ont été soulignées au point de provoquer une crise très profonde, à la fois angoissante et salutaire pour les établissements. Puis il y a eu des compressions budgétaires qui ont joué un très grand rôle dans le changement des mentalités. Il découle de tout cela, que léducateur reçoit la responsabilité de cas de plus en plus lourds, quel que soit le contexte dans lequel il a à travailler (voir encadré page 6).
Les moyens à la disposition de léducateur définissent, finalement, son identité professionnelle. Ils vont faire que, dans le cortège des praticiens, il va se caractériser par ses interventions et ses fonctions. Cest une banalité de dire que léducateur fonde en premier lieu son intervention sur létablissement dune relation, cest-à-dire sur une rencontre intrasubjective. Létablissement de cette relation suppose, chez léducateur, le développement dun certain nombre de qualités qui ne sont jamais acquises définitivement. Nous pouvons en citer cinq.
Le sens de lécoute dans le partage dun vécu. Ce vécu amène la floraison de tout un discours verbal, gestuel et aussi de silences qui veulent dire quelque chose, qui traduisent les attentes, les désirs, les craintes du jeune ainsi que ses représentations intérieures. Lécoute signifie pouvoir entendre ce discours non seulement pour observer, mais encore et surtout pour amener le sujet à se sentir compris et, souvent pour la première fois reconnu comme une personne digne destime. Le fait dêtre écouté par un éducateur, par une éducatrice, par un couple éducatif, na vraiment pas du tout la même signification pour le garçon ou la fille, selon ce quil a vécu dans la présence, dans labsence, dans lincohérence ou dans les contradictions avec les personnes antérieures. Il peut se produire une véritable réparation narcissique à légard de soi-même et puis à légard de lhomme ou de la femme.
Lacceptation de la personne dans ses richesses et dans ses limites. La grande question que léducateur doit sans cesse avoir à lesprit me paraît être la suivante : comment le cadre éducatif, proposé à lenfant par des personnes significatives, peut-il actualiser, cest-à-dire rendre efficientes des aptitudes existant encore mais camouflées, paralysées, entravées par des conditions défectueuses de lenvironnement, conditions dont nous faisons souvent partie ? Il y a souvent une croyance au déterminisme biologique, au déterminisme intrapsychique, au déterminisme social, au déterminisme systémique qui fait peser sur lautre un regard littéralement mortifère.
La capacité à anticiper. Cest un phénomène très curieux qui commence dès la naissance ; nous ne voyons jamais lenfant tel quil est, mais nous le voyons tel que nous désirons le voir. Seulement, le problème est que lhandicapé, le sujet inadapté, le sujet polyhandicapé, le sujet qui présente des entraves très profondes, peut littéralement bloquer nos attentes anticipatrices à cause de notre angoisse. À ce moment-là, nous renvoyons à ce sujet pris dans sa gangue, non pas limage de ce qui pourrait être ses potentialités latentes, mais limage mortifère de ce que nous pensons être pronostic définitif.
Être un contenant. Là encore, il faut faire référence au développement psychique normal de lenfant pour découvrir le sens du mot « contenant ». Le contenant cest une maman par exemple, qui va recevoir de son enfant, ses pleurs, sa rage, sa joie, son angoisse. Elle va accueillir, engloutir, avaler ce contenu qui na pas de sens, le métaboliser et le redonner transformé. La rage devient une colère désignée, les pleurs une tristesse indiquée, la joie une émotion qui concerne quelquun. Lorsque léducateur se trouve avec des enfants qui sont avec leur monde dangoisse, leur monde de tristesse et leur monde de peurs, cette fonction de protection, de contenant, de maintenance, devient absolument nécessaire parce quelle rend possible la réduction ou lélimination de certains passages à lacte destructeurs et autodestructeurs, en donnant sens à des choses qui jusque-là nen avaient pas.
Laptitude à la désillusion. Alors que pleurant, lenfant na pas encore demandé quelque chose mais que commence à se créer dans sa tête limage hallucinatoire dun biberon ou dun sein, la maman va apporter au bon moment lobjet désiré. Tout enfant doit connaître cette période pour développer une confiance en soi et une sécurité. Dieu sait si les enfants dont nous nous occupons, soit nont pas connu cette phase de lillusion, soit au contraire se sont retrouvés avec des parents incapables de pouvoir poser des limites, transformant cet enfant en un petit tyran qui, au fur et à mesure de lexistence, passe à lacte, se croit tout puissant et entre dans le monde de lillusion, de la grandiosité et de la toute puissance. Le difficile problème en éducation est de faire entrer lenfant dans une certaine illusion puis, à un moment où on le sent prêt, de pouvoir le désillusionner.
Toutes ces qualités chez léducateur sont essentielles mais ce sont des préalables à lintervention, préalables toujours remis en cause. Il faut, en effet, dénoncer ce mythe de lintervenant éducatif qui, par le jeu de la parole, pourrait redonner vie à lautre. Cest dans le partage, dans « le faire avec » que réside la spécificité de léducateur. Les éducateurs doivent la plupart du temps intervenir sur le champ dans un « ici et maintenant » où émerge brusquement un matériel significatif. Cette absence de distanciation qui les caractérise est une force, puisquelle permet dintervenir au moment même où le problème surgit et sans que des mécanismes défensifs secondaires aient brouillé les cartes. Mais, en même temps, cette absence de distanciation oblige à une formation solide, oblige à un perfectionnement permanent, à un travail en équipe, à une supervision et à la présence de consultants qui, ne collant pas à laction, vont permettre de pouvoir recréer un espace entre soi et lautre qui assaille.
Léducateur est aussi un témoin dune certaine manière dêtre, dune certaine identité pour des jeunes manquant de références. La question fondamentale ici posée est de savoir si léducateur peut être un substitut parental. Je crois que léducateur est essentiellement trois choses : dabord léducateur est un moi auxiliaire. Ce moi auxiliaire va renforcer les mécanismes de défense tels que lévitement dune situation trop traumatisante. Cest ce que nous faisons quand nous disons que nous prenons momentanément en charge une personne. Cette fonction a mauvaise presse ; les intervenants la rejettent au nom du respect de lautonomie et parce quelle pourrait alimenter une mentalité dassisté. Ce sont des objections valables mais il nen demeure pas moins vrai quà certains moments de lexistence, un être humain peut avoir besoin de cette sorte de soutien qui empêche de sombrer et qui donne le temps de ramasser ses forces. Je disais aussi que léducateur est un pôle identificatoire. Le partage dun vécu quotidien pendant plusieurs mois et, dans certains cas, plus longtemps crée évidemment des conditions très propices à devenir une personne significative dont on a le désir de prendre certains éléments valoriels, certains modes de pensée ou dagir pour édifier sa propre personnalité. Cette identification nest pas simple, elle ne va pas sans ambivalence, car elle amène inexorablement le jeune à établir des comparaisons entre les nouvelles identifications établies et celles qui sont issues du milieu antérieur. Le sujet peut se sentir écartelé. Pourtant, ces identifications sont le lot quotidien de laction éducative et, chose paradoxale, elles sont parfois dautant plus fortes que léducateur ou léducatrice nest pas longtemps présent, car elle permet à ce moment-là des idéalisations. Il marrive souvent, au cours de consultations, de poser la question suivante à un adolescent ou à un enfant, peux-tu me citer une personne de plus de 22/23 ans qui est significative dans ta vie ? Il rougit puis, en baissant la tête, il me déclare quil ne peut pas citer une seule personne significative. Parfois, fort heureusement, ce même garçon ou cette même fille parle en évoquant autre chose. Il dit « dans tel endroit, jai rencontré à un moment donné un éducateur ou une éducatrice qui non seulement ma un peu réconcilié avec le monde des adultes mais encore ma permis de considérer quune femme ou un homme pouvait être autre chose que ce que jimaginais ».
Léducateur est aussi un pôle projectif. Je parle ici du transfert. Lenfant va avoir tendance à transformer la présente personne, son éducateur, en limage dune personne passée ou absente, en fonction de son sexe, en fonction de sa manière dêtre et des situations dautorité, daffection ou de conflits quil va vivre. Ce point est capital parce quil entraîne des conséquences déterminantes dans la relation éducative.
La première est de placer léducateur dans une position vulnérable dont il doit avoir conscience : il est un réceptacle de tout un ensemble démotions qui sont en fait destinées à dautres images. Il est confronté à tout un langage symptomatique particulièrement difficile à métaboliser, dautant plus quil travaille dans le cadre dun groupe.
Le fait que léducateur ne réponde pas je lespère en fonction de ces projections, va amener inexorablement lenfant à vouloir lui faire répéter les mêmes choses quil a connues. Comme le couple éducatif, comme léducateur ne répond pas de la même manière, il se produit un phénomène de changement, un phénomène de transformation du processus transférentiel qui a bel et bien valeur thérapeutique. Cela suppose, bien sûr, que léducateur se rende compte quil est lieu de projections et cela suppose quil sache, à partir de cela, pouvoir répondre non en fonction de ces projections, mais en fonction des besoins latents de lenfant.
Le déroulement du vécu significatif se fait souvent à lintérieur dun groupe, dun club. Lutilisation réfléchie des interrelations groupales permet de constituer une micro-société où les processus de socialisation et les processus de dissocialité peuvent être directement mis en évidence, soulignés, travaillés. Cest ainsi que lon peut non seulement repérer les rôles, les sous-groupes qui sétablissent mais que lon peut aussi les favoriser ou les atténuer.
Le groupe permet également la découverte des différences, permet de reconnaître les similitudes entre les personnes, suscite la joie de créer en commun, éveille le sentiment dappartenance qui est si souvent atteint chez les jeunes handicapés, favorise la transmission des traditions. Par lutilisation réfléchie de rencontres de groupes, régulières ou faites sur le champ, il est donc possible pour un éducateur danalyser dans « lici et le maintenant » les phénomènes de groupe, délucider les non-dits, de développer la mutualité.
Ce qui est très difficile pour un éducateur est de pouvoir à la fois travailler avec un enfant quand on sait bien quune partie des difficultés provient du milieu familial et pouvoir en même temps sidentifier au milieu familial en lécoutant, en laccompagnant et en lacceptant dans ses problèmes. Par sa présence, par son témoignage, par les désirs quil projette sur quelques membres de la famille et par ceux quil détermine par son image, léducateur va entraîner, (souvent à son insu) un réaménagement des rôles, des sous-groupes, des tensions, des attentes, des valeurs. Parfois, il rencontre les parents et, à ce moment-là, il va faire face à leur inévitable ambivalence. Parfois, il va avoir à travailler directement dans le système familial, dans le cas de laction éducative en milieu ouvert par exemple. Dans ce cas, il va devoir se présenter comme un représentant dune autorité judiciaire ou porteur dun mandat de protection.
Sil ne sait trop comment se situer dans cette fonction de loi, il risque soit de lhypertrophier, soit de lannuler, parfois il est le représentant dun organisme de soins.
Pour la famille il est un psy de plus dans le cortège des praticiens de la santé mentale qui se sont déjà occupés du cas. Son savoir réel et présumé éveille des craintes autant que des attentes. Sil ne peut pas les assumer il va jouer ou bien à lanalyste, sans avoir les moyens de le faire, ou dans un mouvement quil pense démocratique, il va se fondre dans le magma familial. Parfois il dépend clairement dun organisme social. Il sinscrit donc dans le groupe des travailleurs sociaux mais veut aussi faire quelque chose de différent par une action concrète et partagée avec la famille. Là encore, sil ne sait pas bien se situer il deviendra trop distant ou il entrera dans une complicité fâcheuse avec tel ou tel sous-groupe familial. Peu à peu, quil soit éducateur dinternat, dAEMO, de semi-internat, etc., il va découvrir quexception faite de certaines atteintes essentiellement organiques, les difficultés de lenfant dont il soccupe, sont la résultante du désarroi ou de léclatement dun système familial. Il y a donc quelque chose en lui qui va crier, « il faut sortir lenfant de ce milieu ». Et puis, une meilleure connaissance des parents va lamener à constater que leurs limites, leur violence et leur incohérence senracinent elles-mêmes dans une histoire antérieure dramatique. Une autre voix criera en lui : « Mais où est leur responsabilité et que peut-on faire pour les aider ? » Sil partage pendant quelques heures lensemble du milieu, il découvrira que, si les parents blessent effectivement lenfant, lenfant aussi blesse les parents. Une troisième voix aura envie de proférer des menaces envers celui qui dabord était perçu comme une victime. Une ouverture, même superficielle sur le quartier lui permettra dapercevoir la pesée des problèmes sociaux et économiques sur la structure familiale elle-même. Une quatrième voix sexclamera : « Deviens donc un militant social plutôt quun éternel pompier de service qui éteint un feu mais le voit se rallumer dès quil se retire ». Cest probablement entre toutes ces voix-là quil va devoir se situer en les écoutant et en se disant : « Comment vais-je pouvoir agir dans cet espace qui est le mien. »
Les éducateurs bien sûr sont inscrits dans un système institutionnel et dans une équipe avec ses hiérarchies, son type de leadership, ses rôles, ses sous-groupes et ses traditions. Tout le monde parle du travail en équipe parce quon ne peut pas être contre la vertu mais on sait aussi combien le travail en équipe est effroyablement difficile. La vie en équipe nest pas une simple juxtaposition de membres. Elle dépend autant de leffort fait par chacun pour se définir dans son identité professionnelle, pour voir les chevauchements, les complémentarités dautres professions, que du mode de direction adopté, des pressions extérieures, du type denfants dont on soccupe, des histoires qui se sont produites et accumulées dans linstitution et dont on ne parle pas, etc., etc. Le climat dune équipe est aussi variable que les prévisions météorologiques. Il y a des orages, il y a des averses, il y a des grêles, il y a des éclairs puis il y a un tapis de neige qui semble tout étouffer. Malheureusement, il y a une plaque de verglas, après le dégel, plaque qui entraîne tout un sous-groupe vers une crevasse. Heureusement, il y a aussi de beaux moments ensoleillés où il reste quand même nécessaire de regarder où soufflent les vents et quels types de nuages samoncellent.
Parmi les professions daide, léducateur occupe un statut à la fois privilégié et difficile parce que, encore une fois, il partage des tranches de vie avec les enfants en difficulté.
Sa vision du développement de lenfant et sa compréhension des mécanismes psychopathologiques peuvent être exceptionnelles. Je nhésite pas à dire, en ce qui me concerne, que dans ma formation de pédopsychiatre et de thérapeute analyste, mon expérience éducative sur le terrain pendant plusieurs années a constitué un événement absolument crucial dont je suis profondément marqué. Vivre au jour le jour, avec un enfant carencé, déficient, handicapé, psychotique, caractériel, phobique apporte une lumière étonnante sur les mécanismes intrapsychiques et adaptatifs, sur les liens entre lactivité fantasmatique et le vécu au quotidien, sur les interrelations entre le corporel, le cognitif et laffectif, sur le rôle décisif des interactions, etc. En osant plagier un auteur bien célèbre, puisquil a été linspirateur de la pensée psychique et psychiatrique de presque tout ce siècle, je dirais que léducateur peut écrire des pages fascinantes sur la psychopathologie de la vie quotidienne et sur son utilisation. Il pourrait dailleurs de la même manière écrire des pages fascinantes sur la socio-pathologie de la vie quotidienne. Cest de cela que les écoles déducateurs doivent parler, beaucoup plus que de se centrer sur des informations générales ou sur des recherches à caractère quantitatif. Cest sur cela que les éducateurs doivent écrire en transmettant leurs expériences souvent étonnantes, mais souvent ponctuelles et méconnues. Et cest aussi dans cette direction que doivent sarticuler les recherches. Cest à cet effort continuel que je voudrai vous convier, tout en sachant collaborer avec les autres disciplines. Je souhaite que vous éducateurs, vous trouviez et parfois retrouviez cette flamme, cet enthousiasme, ce génie créateur qui ont caractérisé les débuts et qui, à partir des expériences accumulées, peuvent vous permettre davoir labsolue conviction que, parmi les professionnels de la santé mentale et de laide sociale, vous occupez une place absolument privilégiée.
Michel Lemay
* Michel Lemay est pédo-psychiatre à lhôpital Ste Justine de Montréal, ancien directeur des études à linstitut de psycho-éducation de la même ville. Originaire de Bretagne, familier du terrain de la rééducation quil a connu comme stagiaire au centre de la Prévalaye à Rennes tout en poursuivant ses études de médecine. Psychiatre au CREAI de Bretagne et directeur des études à lécole déducateurs avant de partir pour le Québec. Auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels « Les fonctions de léducateur spécialisé de jeunes inadaptés » (PUF) et « Jai mal à ma mère » (Fleurus) touchent de très prés le métier déducateur et les jeunes carencés relationnels quil côtoie quotidiennement.
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