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« La nuit a ses codes et ses lois et on nentre pas comme ça dans la nuit, de même quon nen sort pas comme ça. La nuit nest pas anodine. On peut croire quon va pouvoir fuir la nuit : on sera moins vu [ ] mais chance ou malchance, on ne fuit rien très longtemps la nuit. Vient un moment où, après les jeux relationnels nocturnes, on se met à se rencontrer. Soi-même ou soi avec les autres. Cela peut faire mal comme cela peut faire du bien » (1). Ainsi il y a la nuit des internats, la nuit des rues, la nuit des quartiers Et il y a les angoisses de la nuit, la délinquance de la nuit, lerrance de la nuit et surtout la déréliction de la nuit, cet état où les usagers les plus fragiles se sentent plus abandonnés que jamais, encore plus privés daide, voire de tout secours. Alors, que font les travailleurs sociaux, une fois la nuit venue ?
(1) extraits du livre de Pedro Meca
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