Médiation interculturelle

Numéro 455, 24 septembre 1998

Formation en médiation interculturelle

Un diplôme d’Université de Médiation Interculturelle existe, délivré par l’Université de la Méditerranée qui assure une formation sur 18 mois (740 heures), réservée à des diplômés du 1er cycle supérieur (DEUG sociologie, psychologie, lettres, Droit ; DUT carrières sociales ou BTS Economie Sociale et Familiale) ainsi qu’aux professionnels titulaires d’un diplôme en travail social de niveau III.

La formation comporte trois axes :

juridique et législatif : droit au séjour, dispositifs d’insertion et de lutte contre l’exclusion…

  • théorique et pluridisciplinaire permettant la compréhension des comportements individuels, collectifs et institutionnels.
  • méthodologique, s’inscrivant dans des projets d’intervention interculturelle, en articulation avec le module de stage et le mémoire.

Les débouchés sont à trouver dans les instances qui interviennent dans les dispositifs d’insertion, mais aussi dans les associations du secteur social et éducatif, les collectivités territoriales et les administrations.

Contact : IUT Aix en Provence
secrétariat du service de formation continue
Avenue Gaston Berger - 13625 Aix en Provence cedex 1 - (04 42 93 90 17)

Qui sont les femmes-relais ?

Sous l’égide de l’ADRI (Agence pour le Développement des relations Interculturelles), une étude nationale a été conduite afin de faire le point sur les « rôles et perspectives des femmes-relais en France. »

Sur les quatre-vingts femmes rencontrées, trois grands groupes se distinguent :

  • les femmes immigrées (43 %), nées hors de France et venues après l’âge de dix ans
  • les femmes issues de l’immigration (34 %), donc nées en France de parents immigrés
  • les femmes françaises d’origine (23 %), mariées pour la plupart à un étranger.

Les nationalités les plus rencontrées sont : algérienne, marocaine, turque, sénégalaise, tunisienne.

Un tiers de ces femmes a un niveau d’études primaire, un tiers un niveau secondaire-professionnel — CAP — et le dernier tiers est allé jusqu’au baccalauréat, au BTS, ou a suivi des études supérieures. Une moitié a participé à une formation spécifique sur la médiation.

La plupart n’ont jamais exercé d’emploi salarié mais se sont souvent investies dans des activités bénévoles. Leurs fonctions de médiation sont rémunérées, pour un quart d’entre elles, sur la base d’un contrat emploi-solidarité, pour un autre quart sur celle du RMI et un quart encore entrent dans le cadre des contrats à durée déterminée. Les plus formées — celles aussi qui ont su faire reconnaître leurs compétences — sont soit rémunérées à la vacation, soit bénéficient d’un contrat à durée indéterminée. On les retrouve souvent à des postes de responsables d’associations.

C. Delcroix, C. Beski : « Médiatrices dans les quartiers fragilisés : le Lien » (Documentation Française)


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