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Face aux problèmes que nous connaissons désormais, qui se caractérisent par la complexité, la globalité et les interférences, lorganisation émiettée de laction sociale paraît bien désuète et démunie. À limage dune organisation administrative générale basée sur la division et le parallélisme, elle multiplie les modes dintervention jusquà labsurde (telles ces familles qui possèdent jusquà 17 intervenants différents), là où il faudrait de laction concentrée et globale.
Comment ne pas sétonner du paradoxe qui veut que lon souhaite à lenvie la pertinence dactions globales et cohérentes, la nécessité dévaluer lefficacité sociale des établissements, de rationaliser les coûts, et que dans le même temps la réalité de terrain laisse voir de toutes autres conditions de travail, souvent plus proche du bricolage ? Les exigences méthodologiques, la démarche-qualité nauraient-elles pas droit de cité dans le secteur de laction sociale ?
Quant au fameux « travail en réseau », que lon appelle de tous ses vux, il demeure dans bien des cas plus virtuel que réel et ne débouche pas suffisamment sur un authentique partenariat. Certains responsables de lAide Sociale à lEnfance, pour ne parler que deux, en conviennent dailleurs parfaitement. Le partenariat ne simprovise pas, il sous-entend des prérequis : si tout un chacun saccorde sur la nécessité de définir des frontières, et de ne pas uvrer dans la confusion des responsabilités et des compétences, encore sagit-il dêtre parfaitement en phase sur des objectifs supérieurs communs et den évaluer ensemble les effets. En outre, la sociologie des organisations nous montre quun système qui possède des acteurs spécialisés et interdépendants nécessite, pour bien fonctionner, une grande coordination et une communication puissante, sinon, la spécialisation se transforme vite en cloisonnement, et linterdépendance en confusion, entraînant alors des rivalités territoriales.
Dans lavenir, nest-ce pas cette authentification des rôles et cette coordination entre les intervenants qui doivent être considérées comme des préoccupations centrales ?
il sagit de fournir une alternative immédiate au milieu familial, suite à une situation durgence appréciée par le juge.
létablissement mène une observation du comportement de lenfant, vise à établir un diagnostic sur la base de celle-ci et à produire des propositions dorientation.
létablissement assure, pour une période circonstanciée, des fonctions qui sont habituellement celles de la famille, à savoir : une vigilance concernant la santé de lenfant ; un développement de lautonomie ; un suivi et un accompagnement scolaire ; un accompagnement pré-professionnel si nécessaire ; une socialisation ; un développement personnel : aide à la présentation de soi, à la communication, à létablissement de relation, à la valorisation, à la découverte intellectuelle et artistique ; un maternage, un climat affectif et un soutien moraL.
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