Petit boulot ou travail social ?

Numéro 452, 3 septembre 1998

Les porteurs de repas à domicile

Des personnes âgées deviennent dépendantes. Néanmoins beaucoup de celles-ci veulent rester chez elles. Leur livrer de quoi se nourrir à la maison peut devenir primordial. Et si en leur rendant ce service d’autres trouvaient ainsi un travail ? Explications

Romorantin-Lanthenay : capitale de la Sologne. Dans cette petite ville bien tranquille de 19 000 habitants, personne ne semble faire attention à la présence du véhicule frigorifique identifié aux couleurs de la commune. Pourtant l’Express Renault ne cesse de circuler partout, à travers les rues et artères, chaque jour ouvré de la semaine. Il s’arrête cinq-six minutes devant des façades anodines, repart, effectue un court trajet, puis stationne à nouveau. Derrière ce rite imperturbable, on devine l’activité ordinaire de la livraison. Mais une livraison à domicile, qui plus est de repas, et en particulier pour les personnes à mobilité réduite, suscite la curiosité. D’autant plus que ce service a aussi une fonction d’accompagnement social.

 

Le portage des repas à domicile, outre son objectif de répondre aux besoins alimentaires des populations âgées et (ou) dépendantes, peut également créer un lien entre la personne isolée et le monde extérieur. Dans notre société française, où l’on comptait 3,6 millions de personnes de 75 ans et plus, en 1993, et où l’on prévoit 4,2 millions pour l’an 2 000 et 6 millions pour 2020, ce type de service devrait être promis à un bel avenir. Sans oublier que nous sommes déjà pleinement entrés dans l’ère du maintien à domicile des personnes âgées. Actuellement, les progrès médicaux, le développement des soins à domicile et l’amélioration des conditions de confort et de sécurité (téléphone, télé assistance) vont d’ailleurs dans ce sens. Autrement dit, les services d’aide à domicile, et en l’occurrence, celui du portage des repas, suscitent une indéniable amélioration de la qualité de vie.

L’admission à ce service exige certaines conditions d’âge, de niveau de dépendance et de revenus. Du coup, le portage des repas mobilise des acteurs sociaux à travers diverses formes d’organisations. Ce sont généralement des organismes publics des communes ou bien des associations prestataires (associations d’aide à domicile, associations locales d’animation, structures d’insertion). D’après une enquête « Villes et personnes âgées », réalisée en 1996, par l’Odas (Observatoire décentralisé de l’action sociale), auprès de 252 villes de plus de 30 000 habitants, 80 % des grandes villes ayant un service de portage assurent elle-même la gestion. Ce qui signifie que l’engagement des communes dans l’organisation de ces services est proportionnel à leur taille. Bon nombre de collectivités locales, de services sociaux comme les CCAS (Centres communaux d’action sociale), de groupement de communes répondent ainsi à une mission d’intérêt général en faveur des personnes âgées. Et ce sont souvent les travailleurs sociaux sur le terrain qui détectent la demande et préviennent la municipalité. Cas fréquent, celui des CCAS, alors bien informés, qui réfléchissent et mettent en place un projet. Ils peuvent s’appuyer sur le milieu associatif, expert dans le domaine, pour mieux évaluer les besoins et démarrer le service. Une forme de partenariat bénéfique qui renforce la cohérence d’une telle initiative. C’est ainsi que le CCAS de la ville de Romorantin-Lanthenay et l’association la Majo ont décidé de faire chemin ensemble. Tous deux ont fait la preuve de la réussite de leur projet social.

Partenariat association-CCAS

« Le CCAS nous a sollicités, car nous sommes la plus grosse association de Romorantin, avec une logistique au niveau de la restauration, et parce que nous gérons un foyer de jeunes travailleurs », explique Évelyne Léger, assistante de direction de la Majo. Forte de ses activités de restauration « sociale », cette association paraissait la mieux placée pour occuper le terrain, dans le secteur du portage de repas à domicile. Après un appel d’offre, la commune l’a donc choisi comme partenaire. En février 1996, l’aventure pouvait commencer. Mission du projet : livrer des repas à domicile aux personnes à mobilité réduite habitant la commune de Romorantin-Lanthenay, sans conditions d’âge et de ressources.

La Majo s’occupe de la partie restauration et le CCAS assure les fonctions d’ordre administratif : enregistrement des commandes et organisation des livraisons. Les qualités gustatives et nutritives des aliments et le vaste choix des menus proposés permettent à la personne dépendante d’acquérir d’abord l’équilibre alimentaire nécessaire à sa bonne santé. Mais c’est aussi pour elle, en particulier pour la personne âgée, le moyen de se réinvestir dans l’alimentation, de découvrir de nouvelles saveurs, de retrouver le plaisir de la table. Se nourrir régulièrement, à des heures fixes, après la livraison, redonne aussi un rythme à la journée. L’acte de manger, recouvrant des fonctions culturelles et sociales, devient bénéfique pour la santé mentale.

Plats pas assez cuits, sauces trop poivrées, légumes pas suffisamment variés, ou potage insipide, ici et là, on entend des critiques. En matière de goût, le portage à domicile, comme tout type de restauration, ne répondra jamais entièrement à la demande de chacun. À Romorantin la clientèle accorde tout de même, en général, un satisfecit aux repas proposés. C’était pourtant un pari pas si facile à réaliser. Imaginez que ces personnes, d’une moyenne d’âge de 76 ans, ont pour beaucoup d’entre elles fait elles-mêmes leur cuisine tout au long de leur vie, avec les légumes du jardin ou même les produits de la basse-cour. Puis, tout à coup, elles acceptent de manger des plats cuisinés à l’avance, livrés froids dans des barquettes en plastique.

Démarche de convivialité et de relation d’aide

Au CCAS de Romorantin chaque porteur fait lui-même ses commandes de repas qui sont ensuite déposées à la Majo. Lors de la livraison, il dispose d’une feuille de route comprenant la liste des bénéficiaires. Il note ainsi le suivi de chaque personne et mentionne d’éventuels problèmes.

Beaucoup de personnes âgées ne reçoivent en effet aucune visite dans la journée, le livreur devient leur seul référent. D’ailleurs, il est bien stipulé dans le projet de la Majo qu’il faut établir un contact privilégié avec les personnes âgées. «Nous fournissons un service de livraison de repas social », précise Évelyne Léger. À Romorantin, le portage des repas à domicile s’inscrit dans une démarche de convivialité et de relation d’aide. On a donc d’abord fait le choix du «lien social».

Visiblement Léonce, 82 ans, vivant avec la seule compagnie de son chien, est ravi de recevoir la visite du livreur. « Ca me fait de l’amitié », lance le petit homme jovial à la casquette. Tour à tour, paysan, forestier, berger, maçon, il aurait bien envie de raconter sa vie, mais chaque épisode se compterait plutôt en heures qu’en minutes. Cette petite visite lui laisse quand même le temps d’échanger quelques mots et sourires. Ce qui compte pour lui beaucoup dans une longue journée de solitude. Certes Léonce dit avoir « mal aux pattes » et ne posséder qu’une dent (en la montrant bien distinctement), mais cela ne l’empêche pas d’apprécier les petits plats, même moulinés. Ses spécialités : le boudin mou et le fromage blanc de chèvre.

« Il m’est arrivé d’aller au domicile d’une cliente et de voir la porte et les volets clos. Elle était morte durant la nuit. Et cela fait quelque chose ! », raconte Franck, 31 ans, l’un des deux livreurs. L’arrêt du service en cours d’année s’explique le plus souvent par le décès ou le départ en hospitalisation. Néanmoins, le bon rétablissement s’avère aussi être une des principales raisons. Les personnes âgées demeurent fidèles envers le portage à domicile. Elles commandent généralement des repas tous les jours de la semaine, ou bien certains jours, et ce pour des périodes très variables, de moins d’un mois à plus d’un an. Dans ce type de prestation, la difficulté tient surtout au fait d’entrer dans la vie privée de chacun. Certaines personnes âgées refusent que le livreur ouvre le réfrigérateur. « Montre-moi ton frigo, je te dirai qui tu es », pourrait-on dire. Car on n’imagine pas que cette porte discrète soit susceptible de dévoiler beaucoup d’intimité.

Le visage de Marie Marguerite, 94 ans, ressemble à un ciel capricieux : passe un beau sourire lumineux, puis, sans prévenir l’expression de la douleur et des pleurs. La vie à l’usine, l’arthrose, la solitude (mère d’un enfant habitant à deux pas, mais qui ne lui rend jamais visite) favorisent son état dépressif. Le portage à domicile vient heureusement rythmer un peu sa journée et la sécuriser. Il y a quelque temps, Franck lui donnait un coup de main pour réparer une fuite d’évier. D’ailleurs le porteur se charge souvent de rendre des petits services utiles à la vie quotidienne des personnes âgées : ouverture des volets, petit bricolage, saisie des objets en hauteur. Sans oublier qu’il s’emploie aussi à veiller sur le bon état de marche du réfrigérateur et du four, et donner des conseils sur la manière de réchauffer les plats cuisinés. Le livreur doit encore, avec la diététicienne, s’assurer que les repas sont bien pris et non pas abandonnés, stockés dans les barquettes.

Il arrive que le porteur fasse une petite course pour aller, par exemple, acheter un paquet de cigarette au tabac du coin. Lucienne et Robert 77 ans, qui ne disposent pas d’aide-ménagère, profitent de ce type de service. Ils comptent également sur la solidarité des gens du quartier : les commerçants (boucher, boulanger, pharmacien) les approvisionnent directement à domicile. Le portage du repas est toujours pour eux un moment très attendu. « Les livreurs du portage des repas à domicile sont très gentils, on ne peut pas trouver un meilleur service ! », affirme le couple à l’unisson. Tous les deux sont immobilisés. Monsieur a une prothèse à la jambe, sa « roue de secours », comme il aime dire, tandis que madame souffre d’ulcères. Entre ces personnes âgées et le livreur, on devine une confiance à toute épreuve. Reste que la convivialité du portage à domicile atteint son point d’orgue, lorsque les porteurs arrivent au domicile des gens avec des chocolats ou des fleurs à l’occasion des fêtes (anniversaires, Noël…).

Doté d’une fonction de veille, le livreur doit savoir détecter d’éventuels problèmes de santé ou de mauvaise nutrition, en collaboration avec la diététicienne. Au cas où une personne se plaindrait de quelconque douleur ou aurait fait une chute et se blesserait, il la signalera aussitôt au CCAS de Romorantin. Celui-ci peut alors intervenir rapidement, puisqu’il est directement en relation avec les médecins et l’hôpital. À côté de son service de portage de repas à domicile, le CCAS propose également un service d’aide ménagère, un service d’aide social, les compétences de deux assistantes sociales et d’une diététicienne. Dès qu’un problème de nature social ou médical se pose au domicile d’une personne dépendante, l’information remonte et le CCAS a tous les moyens d’agir. Voilà d’ailleurs tout l’avantage du partenariat entre une association comme la Majo et ce type de structure.

C’est le CCAS qui prend en charge les salaires des deux livreurs. Il a aussi financé l’achat du véhicule et assure maintenant les frais de son fonctionnement. Cet organisme gère tous les règlements des repas transmis, à la fin de chaque mois, par les clients ou par le bon soin des aides ménagères. Prix d’un repas : 38 F. Celui-ci peut être à moitié pris en charge par l’aide sociale pour des ressources en dessous du plafond de 3 500 F. Inutile de préciser que ce service ne fait pas de bénéfice, il existe uniquement pour sa vocation sociale. Quant à la Majo, le portage des repas représente environ 10 % de son chiffre d’affaire total, de quoi rentabiliser les frais fixes de structure du foyer.

Moyen d’insertion

« La personne chargée des livraisons doit être d’une honnêteté irréprochable, discrète et ayant des qualités relationnelles. Par son contact avec les personnes âgées, elle a pour devoir de développer une relation de confiance et d’avoir du discernement par rapport aux différentes demandes qui peuvent lui être formulées ». Tel était le profil recherché du porteur de repas, inscrit noir sur blanc dans le projet de la Majo, en décembre 1995. C’est dire toute l’importance de cette fonction. Une fonction qui est en réalité un vrai métier réclamant non seulement l’aptitude aux relations humaines, mais aussi des qualités d’autonomie, d’endurance physique et d’équilibre nerveux. Il s’agit en même temps de savoir réagir face à une personne âgée manifestant sa détresse, prendre une décision en cas de problème, bien s’organiser pour respecter les délais de livraison. Avoir une approche sur cette population paraît par conséquent indispensable. C’est pourquoi, le CCAS de Romorantin a proposé à ses deux porteurs de faire un stage de relation d’aide. Adonis, 28 ans, s’est ainsi formé pour mieux comprendre les dimensions psychologiques, médicales et sociales de l’avancement en âge et des personnes ayant des difficultés de mobilité. Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ? Comment répondre à une personne âgée qui tout à coup fond en larme ? Quels sont ses droits sur le plan juridique ? Autant de conseils pratiques qui apprennent aux jeunes livreurs à entrer en contact et communiquer avec ce public. Certes, la formation dans ce métier ne suffit pas. Faire du portage à domicile, à 18-20 ans, sans être suffisamment mature, équilibré et motivé relève d’un exercice périlleux. Se pose alors la question de savoir si ce métier peut constituer un réel moyen d’insertion.

Dans la région parisienne, en Seine-et-Marne, l’Association de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (ADSEA 77), gère des établissements et services à destination des jeunes en difficulté sociale. Le Logis, établissement de formation professionnelle pour les 15-19 ans, spécialisé dans l’hôtellerie et la restauration, est situé à Saint-Germain Laxis, près de Melun. Celui-ci propose notamment un service de repas à domicile pour les personnes âgées de l’agglomération de Melun. Nom du service : « Papylunch ».

À l’origine de cette initiative, a germé l’idée de mettre en relation des professionnels de l’aide à domicile, venant de l’extérieur, avec des jeunes de l’établissement travaillant dans les secteurs cuisine et hôtellerie. Objectif : organiser une structure de repas à domicile en direction des personnes âgées. Pendant sept ans, le service a fonctionné avec le soutien de la Fassad (Fédération des associations de soins et services à domicile), qui a formé, chaque année, douze adultes en cuisine et à la connaissance des personnes âgées. Puis, Le Logis s’est ensuite chargé lui-même d’assurer une formation à ses jeunes. « Tout récemment, nous avons abandonné cette solution, car avec les plus jeunes, il était très difficile de se rendre au domicile des personnes âgées », explique Jean-Claude Bongrand, responsable pédagogique. Par manque de maturité, les livreurs ne comprenaient pas vraiment l’intérêt d’un tel service.

Le travail de livraison est donc désormais confié à une ancienne élève de la Fassad, Lydia, 26 ans, munie d’une formation de cuisinier et d’un stage de sensibilisation aux personnes âgées. « Un petit bonjour, un petit sourire leur fait plaisir », observe-t-elle. Très appréciée des personnes âgées, ils s’inquiètent toujours de savoir s’il ne lui est rien arrivé, lorsqu’elle est absente. Victime de son succès, et faute de temps, ce service de portage ne crée plus de lien social suffisant. Difficile en effet de livrer seul une cinquantaine de repas froids, entre 8 et 12 heures, tout en ayant une action d’accompagnement. « Restez, restez ! », insiste une vieille dame qui veut absolument que Lydie vienne voir son mari malade alité à l’étage au-dessus. « À lundi, ma fille ! », lance ce monsieur, comme pour lui dire qu’elle fait partie de la famille. « Au-delà des aspects matériels de prise en charge du service à domicile (les repas, les soins, le ménage), le gros problème reste le désert affectif », remarque Jean-Claude Bongrand. Problème inquiétant sachant aussi que certains membres de familles ou amis rendent moins visite à leurs aînés. Simplement parce qu’ils estiment que ces personnes âgées ont tout de même des contacts avec les porteurs de repas et les aides ménagères.

Le service de portage de repas à domicile « Papy lunch » souhaite maintenant redonner une dimension sociale, autour d’un projet précis et d’une solide formation. Les jeunes, motivés pour ce type d’activités, pourraient alors suivre des stages avec les adultes, de manière à les sensibiliser sur l’accompagnement social des personnes âgées. Ce serait aussi l’occasion de créer de nouveaux emplois. Dans cette optique, le portage du repas peut être un moyen d’insertion.

Pour que l’emploi soit stable, il faut qu’il s’inscrive dans la continuité de la relation avec la personne âgée. Malheureusement pour beaucoup de jeunes, il s’agit d’un « petit boulot », en attendant de trouver mieux. Ils sont alors employés de façon transitoire, au risque de nuire aux liens de confiance entre le porteur et la personne dépendante. Quant au nombre d’emplois créés par les services de portage à domicile, celui-ci est généralement proportionnel au nombre de repas livrés. Ces emplois peuvent entrer dans le cadre de l’économie solidaire où la collectivité apporte son aide au fonctionnement du service. Telle est la politique suivie par le CCAS de Romorantin. « Ce qui nous anime, c’est d’une part, le maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible, avec leur environnement et, d’autre part, la création de nouveaux emplois », explique Michel Guimonet, maire adjoint de la commune chargé des affaires sociales. Ainsi, la Ville de Romorantin-Lanthenay souhaiterait embaucher des jeunes qui apporteraient au domicile des personnes âgées les provisions souhaitées. Dans le même ordre d’idée, deux emplois jeunes devraient être recrutés pour venir en aide à cette population : petites courses, travaux domestiques, démarches administratives.

Enfin, le portage de repas à domicile crée aussi bon nombre d’emplois en amont de la livraison. L’insertion concerne alors des postes dans les secteurs de la cuisine, du conditionnement, de la gestion administrative. Existent également quelques projets personnels qui permettent aux chômeurs entreprenants de sortir de la galère. Par exemple, cet ancien bénéficiaire du RMI devenu employeur en créant seul un service de repas, en relation avec le CCAS d’une petite commune de Gironde, Villenave d’Ornon. Ou bien cette jeune femme au chômage, qui s’est lancée dans la création d’une entreprise individuelle de portage, en zone rurale, au cœur de l’Alsace. Son attache à la région du Kockensberg et son attrait pour les personnes âgées la motivent pour travailler sans relâche depuis trois ans. Et en avril 1997, elle a même recruté une jeune femme à mi-temps, en CDI. Nombreuses sont les initiatives de ce type, associatives, communales ou privées, qui fleurissent un peu partout en France. D’ailleurs, le portage des repas à domicile devrait à l’avenir s’affirmer comme un marché prometteur. La société a trouvé là un moyen efficace de répondre à la fois aux besoins des personnes dépendantes, de plus en plus nombreuses, et de créer un nouveau gisement d’emplois. De l’art de conjuguer l’économique et le social.

Christophe de La Mure

Sources : « Le portage de repas, une solution pour le maintien à domicile des personnes âgées ». Document de synthèse édité en novembre 1997, par la Fondation Vivendi (ex - Fondation générale des eaux) sur les filières créatrices d’emploi. Étude réalisée par Bernard Le Falher et Xavier Damongeot.


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