ANEJI les éducateurs souhaitent ils son retour ?

Numéro 449, 9 juillet 98

Éditorial du n° 1 de « Liaisons » dont Louis Casali, éducateur, devint le rédacteur en chef

 

Au début de juin, exactement le même jour, mais à 800 kms de distance, paraissaient deux « bulletins de Liaison des Educateurs ». C’est, sans doute, la meilleure preuve de la nécessité d’un tel organe.

Le 15 juillet, l’Assemblée Générale de l’A.N.E.J.I. de Marly-le-Roy a permis une rencontre, mieux même, une fusion, « Echanges » et « Escales » se sont effacés pour faire place à « Liaisons ». Les titres ont changé. L’esprit est resté le même. Ce que nous désirions pour ce bulletin c’est qu’il soit l’expression même de la vie de notre grande Equipe.

Il y a, en effet, une vérité dont j’ai pris davantage conscience à Marly et qui, peut-être, risque d’échapper à celui qui travaille plus ou moins seul dans sa région : les Educateurs et les Educatrices de France forment une grande Equipe, à laquelle chacun peut se dire fier d’appartenir. D’aucuns souriront peut-être, mais personne ne me contredira si j’affirme que cette Equipe n’est pas ordinaire ? Et c’est une grande force de savoir que notre idéal est celui de centaines de filles et de garçons. Seulement, cette force, si elle est divisée, cette Equipe, si elle est morcelée, cette vie, si elle ne prend pas conscience d’elle-même, risquent de se scléroser et de devenir pour ceux qui y participent, non plus une source d’action et de joie, mais sécheresse, amoindrissement, pauvreté. C’est pour cela que nous vous proposons « Liaisons ». Ce bulletin, au nom simple, nous rappellera d’abord les liens qui existent entre nous ; nous redira qu’il n’y a pas d’Equipe sans une Liaison solide, étroite entre tous les membres de cette Equipe.

Il veut être aussi un instrument de travail adapté à notre tâche d’éducateur pour qu’avec lui nous puissions rendre davantage ; ses rubriques qui sont ouvertes à tous nous tiendront au courant de la vie des centres, de leurs expériences, de leurs activités, leurs découvertes ; un instrument aussi pour notre culture personnelle car notre valeur et notre épanouissement dépendent de notre travail auprès des enfants.

Servez-vous donc de lui. Qu’il vous devienne familier ; faites-le vivre en contribuant à sa rédaction ; n’oubliez pas qu’il est votre journal. Il vous dira que vous n’êtes pas seul, que le travail passionnant que vous faites, d’autres l’accomplissent. Qu’il soit comme un sang riche, généreux et chaud, qui porte la vie à chacune des cellules de ce grand corps que nous formons. C’est le souhait que nous formons de tout cœur au moment où « Liaisons » va commencer son rôle.

Jacques Michel - Nancy