![]() |
||
|
|
||
Au début de juin, exactement le même jour, mais à 800 kms de distance, paraissaient deux « bulletins de Liaison des Educateurs ». Cest, sans doute, la meilleure preuve de la nécessité dun tel organe.
Le 15 juillet, lAssemblée Générale de lA.N.E.J.I. de Marly-le-Roy a permis une rencontre, mieux même, une fusion, « Echanges » et « Escales » se sont effacés pour faire place à « Liaisons ». Les titres ont changé. Lesprit est resté le même. Ce que nous désirions pour ce bulletin cest quil soit lexpression même de la vie de notre grande Equipe.
Il y a, en effet, une vérité dont jai pris davantage conscience à Marly et qui, peut-être, risque déchapper à celui qui travaille plus ou moins seul dans sa région : les Educateurs et les Educatrices de France forment une grande Equipe, à laquelle chacun peut se dire fier dappartenir. Daucuns souriront peut-être, mais personne ne me contredira si jaffirme que cette Equipe nest pas ordinaire ? Et cest une grande force de savoir que notre idéal est celui de centaines de filles et de garçons. Seulement, cette force, si elle est divisée, cette Equipe, si elle est morcelée, cette vie, si elle ne prend pas conscience delle-même, risquent de se scléroser et de devenir pour ceux qui y participent, non plus une source daction et de joie, mais sécheresse, amoindrissement, pauvreté. Cest pour cela que nous vous proposons « Liaisons ». Ce bulletin, au nom simple, nous rappellera dabord les liens qui existent entre nous ; nous redira quil ny a pas dEquipe sans une Liaison solide, étroite entre tous les membres de cette Equipe.
Il veut être aussi un instrument de travail adapté à notre tâche déducateur pour quavec lui nous puissions rendre davantage ; ses rubriques qui sont ouvertes à tous nous tiendront au courant de la vie des centres, de leurs expériences, de leurs activités, leurs découvertes ; un instrument aussi pour notre culture personnelle car notre valeur et notre épanouissement dépendent de notre travail auprès des enfants.
Servez-vous donc de lui. Quil vous devienne familier ; faites-le vivre en contribuant à sa rédaction ; noubliez pas quil est votre journal. Il vous dira que vous nêtes pas seul, que le travail passionnant que vous faites, dautres laccomplissent. Quil soit comme un sang riche, généreux et chaud, qui porte la vie à chacune des cellules de ce grand corps que nous formons. Cest le souhait que nous formons de tout cur au moment où « Liaisons » va commencer son rôle.
Jacques Michel - Nancy