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Le 18 novembre 1996, le Conseil supérieur de laudiovisuel (CSA) a installé une signalétique anti-violence : sur lécran, un code visuel divise les programmes en cinq espèces, selon leur degré de violence et de pornographie. Il apparaît ainsi que laudience des fictions violentes a dégringolé de 35 % en un an depuis leur signalisation ; certes, celle-ci est plus efficace auprès des 4-10 ans que des plus de 15 ans Un sondage BVA/Canal J avait montré dans le même temps quenviron 75 % des enfants questionnés déclaraient utile la signalétique. Et quils en tenaient compte
Usant jusqualors de pictogrammes différents, Canal + devait progressivement se rapprocher de la signalétique utilisée par les autres chaînes françaises.
Aux États-Unis, les six catégories anti-violence sont recensées dans un TV parental guidelines, un programme télé à usage des parents ; en outre les pictogrammes peuvent être réaffichés avec la télécommande. Enfin, le 12 mars dernier, le gouvernement fédéral adoptait le principe dimplantation dune puce anti-violence dans les ordinateurs et les téléviseurs à partir de janvier 1999 : la V-chip permettra de repérer les signaux de chaque émission et de bloquer certaines images, laissant toutefois le téléspectateur sélectionner les critères de classification des programmes.
« Les chaînes publiques doivent de toute urgence créer des émissions expliquant comment sont construites et fabriquées les images, notamment les plus violentes, dans le domaine tant de la fiction que de la publicité et de lactualité », estime pour sa part le psychanalyste Serge Tisseron, auteur de louvrage Le Bonheur dans limage (Les empêcheurs de penser en rond, 1996). En effet, plus efficace que slogans ou anathèmes, un vrai travail pédagogique, de décryptage est encore à faire.
Joël Plantet
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